18.12.11

Désobéissance civique

Les médias aiment le sang, le drame. Je l'ai bien appris lors d'un cours de relations avec les médias et en travaillant en relation publique. J'ai vu ce documentaire, Le jeu de la mort et je suis horrifiée. Je l'étais déjà par la stupidité des jeux d'Occupation Double, Loft Story, Fear Factor. J'ai du mal à regarder les worst of des auditions d'American Idol ou So You Think You Can Dance. Jusqu'où ça va aller? Comment notre société en est-elle venue à savourer le moment où un jeune se fracasse le crâne après une chute en skate? C'est la télé qui nous a appris à aimer ces spectacles? Ce sont les téléspectateurs qui, se retrouvant blasés, font la demande pour ce type de divertissement? Je comprends pas.  Je ne supporte pas les situations gênantes, même quand le protagoniste en est lui-même responsable. Encore moins l'humiliation imposée par un tiers. Et la torture? Il est illégal et moralement répréhensible de se jouer des gens. Un prisonnier maltraité soulève globalement l'indignation. Les exemples fusent. L'indignation disparait aussitôt que des caméras filment. Il est valorisé d'être le tourmenté et le tourmenteur. Au vu et au su de tous.

Suite à ces même observations, ce documentaire tente de déterminer si la télévision à atteint un niveau d'autorité comparable à celui de l'armée, de la religion, de l'état. Le jeu est simple, basé sur l'expérience de Milgram sur l'obéissance Deux individus qui ne se connaissent pas se retrouvent sur le plateau du jeu télé (fictif) La Zone Xtrème. L'un d'eux deviendra le questionneur via tirage au sort. L'autre devra apprendre une liste de combinaison de mot. À chaque mauvaise réponse, il recevra un choc électrique augmentant de 20 volts au fil des mauvaises réponses. 20 volts à 460 volts

Je pense qu'ils ont prouvé leur point. La télé a un pouvoir autoritaire qui me semble indéniable. Mais autorité ou pas ce qui nous est servis quotidiennement est douteux. La télé nous a modeler à son image. Il n'estplus temps pour un débat. Il est temps de résister, choisir, se lever, désobéir, se reposséder, se libérer. Pas seulement contre ce qui se fait à la télé ni seulement par rapport à cette télé. Mais dans toutes les sphères de notre vie.Il est temps de sévir. Sévir contre les producteurs et concepteurs de jeux télévisés mettant à profit la déshumanisation de l'autre.
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5.12.11

L'esprit de Naël ou la possession.

Lundi soir, Biloxi le chat goulu miaule à la grossière injustice parce que je ne le laisse pas sortir dehors. Si je le fais il miaulera à la torture de la guenille essuyeuse de pelage dégoulinant et de pattes poisseuses. Ce chat est pourri gâté. L'a eu le culot de quémander une part de foie gras au souper d'hier. Deux-trois reniffles et le verdict est tombé: indigne d'intérêt. Le brownie au chocolat par exemble! Il défie même l'emballage d'alu! Tant pis pour le bruit grinçant et la texture de métal. Sale bête.

J'ai commencé à faire comme lui. Pas contrevenir à la loi (Que je n'applique pas avec beaucoup de fermeté sur lui de toute façon. Les chats c'est traitre, ça vous ronronne dans l'oreille et vous oubliez tout. Trop mignoooooon!), non je repousse les limites. Rien d'exceptionnel pour la majorité. La simple norme pour la plupart. J'ai eu une grosse fin de semaine. Gros mois de Novembre en fait. L'effort là-dedans c'est que je passe mon temps à dormir. Avec une emphase particulière le week-end. Huit heures.... minimum requis non atteint. Dix heures... mieux, mais moyenne de semaine. Douze heures... début des étirements. Quatorze heures... bon ben je pars le café. Ce qui fait qu'il est souvent rendu midi voire plus tard encore. Tous les samedis. Tous les dimanches aussi. Si je m'écoutais j'incluerais ostensiblement les lundis, mardis, vendredis. Les jours de paie. Les jours fériés. Les jours de neige. Les grands jours. Les soirs de première. Les soirs de pleine Lune. Les soirée entre amis.

Dormir, toujours dormir. C'est jugé cocasse à la base:« Ah la grosse dormeuse! Chanceuse, j'aimerais pouvoir dormir le samedi!» 

Nan. Na-nan

Je baille sans arrêt depuis des mois. J'ai développé une faiblesse de la machoire: elle disloque partiellement 2 fois sur 5. J'ai des cernes indélébiles et l'implacable sensation d'un train qui passe et repasse sur mon corps pour s'assurer que j'aie bien l'air défoncée toute la journée.

J'ai donc combattu mon asthénie pour me pointer à une soirée chez la Schtroumpfette. Elle a fini par trouver son Grand Schtroumpf d'ailleurs, c'est chez-eux à tous les deux. Le punch pimpé à l'alcool de Mamie Nanette, m'a fait rester jusqu'à 3h du mat, heure à laquelle j'avais frenché personne et n'étais pas assez saoule au point de me mettre en situation compromettante, mais suis plutôt devenue la gardienne de Mononc' qui lui était assez parti. Je peux honnêtement dire que c'était le premier party d'où je ne partais pas avant la fin depuis presque 6 ans. C'est la faute à la frencheuse de fille, le prof d'éduc, les paysagistes, Joe, le bulgare. Y'étaient fins. J'en dis pas plus.

Devait avoir lieu un brunch le samedi matin, avantageusement converti en souper au fil de la soirée. Les protagonistes ne comptant plus les verres ingurgités. J'ai commencé à être possédé de l'esprit de Naël dans l'après-midi, l'effet lendemain de veille pas encore estompé. C et moi on s'est retrouvée dans une boutique déco pas loin de chez-elle. Heureusement le plan du dimanche consistait à faire mon tout premier sapin de Noël depuis le départ de la maison familiale il y a près de 14 ans. Blitz de jazz festifs de Naël sur itunes, soupe à la courge musquée sur le feu, rôti de palette au four, vin chaud à la cannelle frémissant. Grande occasion si il en est, fallait bien y mettre une touche d'alcool. La duchesse de Verdun a posé son nez sur ces effluves non sans enthousiasme: «Hein! un diffuseur à l'oignon!» 
La maison avait l'odeur parfaite des jours d'automne mouillasses.

Moment de pure jouissance infantile. La duchesse et moi avons poser guirlandes, boules, flocons, lumière. Et surtout, SURTOUT, les boules faites par les amis à l'atelier de boules (En novembre, je l'avais dit, gros mois) Mme D même la tienne, elle est devant. La noblesse verdunoise a même assumé le couvre-chef père-noellesque pour la durée de l'intervention. Le vin chaud bu, on a sifflé notre bol de potage à la courge et effiloché le rôti de palette. Je suis toujours pas exorcisé de l'esprit de Naël. Probable que la gang du party de vendredi était possédée aussi sans le savoir.
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26.9.11

Tout feu tout flamme


C'est fou tout ce à quoi on peu penser quand on dort pas. Avant qu'un feu de matelas me sorte du lit y'a 1 heure, j'avais le cerveau empêtré de souvenirs, de préoccupations et de projets. Souvenir de Mustapha. L'homme Alpha. Marocain, grand, regard ténébreux (j'enjolive même pas), cil interminable, virile même dans une djellaba. Le seul être masculin qui m'ait suffisament captivée pour que je cesse toute activité, la bouche béante, une cuiller dégoulinante de crème glacée fondante et ce sans la moindre considération pour le monde extérieur. Je repensais aux conversation qu'on avait eues. Religion, 9/11, cuisine. J'imaginais ce que je lui aurais dit si il avait pas eu une femme exécrable qui élevait mal sa petite. Hun. 

Je repensais à ma session annulée. Je m'étais inscrite à l'Uqam. Création littéraire. Parait que j'écris pas trop mal. L'immobilier m'a sapé mon ambition. En gros, travaux forcés. Facture, 3000$. Je serre tellement la ceinture que j'en suis rendue à annuler mon abonnement à La Presse. Je me suis dit que je ferais mieux de vendre et de profiter un minimum de la vie. J'ai une amie africaine. En fait elle a que les racines d'Afrique, parce que pour vrai c'est une lavalloise. Elle fait du vaudou des fois, alors je surveille mes cheveux, mais elle est surtout de bon conseil. Y'a rien de tel que de faire de l'argent en dépensant l'argent des autres. Selon elle je devrais me trouver un side line. Genre, styliste ou home stageuse. Mon syndrome de l'imposteur m'a fait riposter. Ça l'a pas intéressé. J'ai donc un premier cobaye, qui s'est inconsciemment jetter dans mes griffes. Ce qui fait que mon cerveau fonctionne en mode TGV sur le décor que je vais lui concocter. Les «travaux» ont commencés vendredi dernier. Tapis, couleur, rideau, art, rangement, accessoires. Tout est trouvé pour au moins 3 pièces de sa maison. Ça paie pas. C'est un cadeau pour elle et une pratique pour moi. Je suis mieux d'être bonne. Si elle veut, je montrerai des photos. Compter pas trop là-dessus... 

2h38. Le feu est éteint. La voiture a fondu et l'arbre est noirci. Les pompiers sont partis sans me laisser leurs numéros de téléphone et le towing est parti avec son chargement.
M'en retourne me coucher.
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22.7.11

Vacances de la déconstruction

Ah les vacances! Trois semaines de répis pour faire ce que je veux et ne pas penser au travail une seule seconde. Ma seule inquiétude concerne les vacances de la construction. Est-ce que tout ce monde disponible ruinera ma visite au MBAM? Est-ce que des centaines d'enfants mal élevés saccageront ma séance cinématographique du dernier HP?

Pour ma première journée officielle de farniente j'ai opté pour l'amélioration de mon espace de vie, c'est-à-dire poser une pôle à rideau et suspendre un rideau après. L'escabeau est emprunté au voisin parti à Toronto, le rideau est dans la laveuse et je suis perchée à 4 pieds du sol en train de visser dans le plafond sans l'aide d'une drill. Joie! Ça va tellement être mieux. Fini les stores brun et bleu, dans ma chambre du moins! La pôle bien en place au plafond je m'attelle à la tâche en apparence simple et rapide d'enlever des murs, les clous, crochets, vis et susdits stores. Grave erreur de jugement. Si les clous, vis et le store du bas furent éliminés en moins de deux, le store brun lette du haut fut une autre paire de manche. L'ideux objet était pris dans son armature sans que j'en comprenne le mécanisme. Pourquoi je vois pas de vis? Tire. Pousse. Tappe. Rien. Bouge pas d'un milimètre la cochonnerie. Sors le marteau. Tappe plus fort. Pousse plus fort. Tire plus fort. Ben voyons!!??!!?  Glisse le marteau entre le cadre de la fenêtre et le monstre en accordéon, fait levier de toute mes forces. TACK!!! Enfin j'en ai un de sorti, la vis de l'armature est venue avec, je peux peux peut-être faire sortir les 2 autres. TACK!! CRAC! Tack... crac??? De kesse, crac? Crac s'était une fissure régulière le lond du cadre de fenêtre. Bon le plâtre a lâché. Tire un dernier coup. CRAC! Euh pas de TACK avant? Non pas de TACK avant, parce que tout ce qui est sorti du cadre de fenêtre c'est l'angle d'aluminium dont se serve les plâtriers pour la finition. Comment on dit déjà? Ah oui! Tabarnak.
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9.7.11

Rites de passage, le retour.

Jai revu le bel Antoine aujourd'hui. Bedaine, sueur, sciure de bois. Y'avait sorti une vanité, que j'aurais vu dans ma salle de bain, sur son balcon. Faisant ni une ni deux je descends l'escalier et frappe à sa porte.
Jolie dame d'âge mûr:«Bonjour, euh, je ne suis pas la propriétaire, je suis l'apprentie en construction. Antoine!»Sa mère? Il peut ben être beau. En tout cas Antoine m'explique qu'il répare son balcon et que lui il est l'apprenti de... son beau-père. Que sa blonde était tannée de la vanité, alors ils l'ont changé. Peut me faire ça beau, bon, pas cher. Je lui dit que je vais vérifier les mesures mais que je suis pas mal intéressée. Le tape à mesurer m'a indéniablement confirmer que je venais de passer à 2 pouces d'avoir un lavabo ayant déjà contenu ses poils de barbe. Maudit.

Pour oublier ce malheureux coup du sort j'ai décidé d'aller à la soirée Tupperware de MP. Scénariste, en couple, en appartement avec une court et un potager. Petit bonheur télévisuel. La duchesse de Verdun pense que c'est illégal d'aller à ce genre de soirée en deçà de 30 ans. Trop beige. Trop vieille fille. Je me défends assez bien d'être beige, un peu moins bien d'être une vieille fille. Ça m'empêchera pas d'acheter l'icône plastique de l'Amérique consommatrice du XXe siècle et faire comme ma mère: en léguer un d'une couleur qu'une future descendance trouvera douteuse. Acheter son premier Tupperware est probablement un rite de passage. C'est le moment où une fille se fait assez confiance dans la cuisine pour abandonner les plats congelés et se mitonner des petits plats qui auront besoin de contenants décents et durables pour être manger avec fierté devant les collègues de travail ou les amis. J'en reviens donc avec des outils ultra pratiques. Un séparateur de jaune d'oeuf, un spiraleur (pour faire des chips en spirales), un éplucheur (qui a aussi 24 autres utilités, je vous mets au défi de les trouver) et un petit pot à vinaigrette. La commande de contenants à légumes parfaits et du garde-oignon (celui qui est coupé juste au quart parce que j'en mets jamais un complet dans mes recettes de fille toute seule) sera livré sous peu! J'ai pas succombé aux contenant à sandwich qui sont identiques à ceux que ma grand-mère avait. Étant donné qu'elle me manque toujours énormément, c'est un exploit.

Toujours dans la catégorie rite-de-passage-vers-l'âge-adulte, je pensais que d'acheter un condo s'en était un. Que neni! Z'êtes drôles... Nan! Le rite, c'est de survivre à l'entretien collectif dudit condo. Pire cauchemar de l'univers qui inclus au moins.... tous les coups. Vacheries dans le dos, coup de gueule, crise d'angoisse, anorexie du porte-feuille, voire, absence pure et simple d'esprit et de corps. Yé...mpff-ARRRGH. Dans un élan émotif empreint d'immaturité, j'ai contacté ma banque, mon agent d'immeuble, mon pâpâ.

JE VENDS CRISSE!

Je me suis présentée à la corvée de nettoyage-embellissement-peinture-scellant. Qui ne fut finalement que nettoyage. Vive le jet d'eau et les égoïnes. On a coupé deux arbres et fait reluire l'amas d'acier et de béton qui tiens lieu d'escalier. On a fini par s'entendre sur des portes noires, des escaliers noires et des terrasses gris charcoal. C'est une situation fantasmagorique. Du jamais vu. On en a pris une photo de groupe. Et il m'est venu en tête que peut-être j'avais pas encore fini mon initiation. Patience, patience quand tu ne me tiens pas..
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25.5.11

American cool


La p'tite Véro et moi on s'est perdue dans Brooklyn sans prendre la moindre photo de hipster (sont tous pareils, qu'ils le veulent ou non. Ça fait pas un beau book). Brooklyn c'est hipsterland. Un grand park d'attraction pour adulte où y'a des cafés, des bars, des restos, des  boutiques de hipsters. Et surtout des hipsters. Je me suis presque demandé si la lunette 80 pouvait supporter ma face. D'un coup que c'est ce qu'il faut faire, devenir hipster? Anyway. À part me sentir une affaire pas rapport, j'ai beaucoup apprécié. Artists & Fleas est vraiment à faire. Beaucoup d'accessoires vintage et des créations intéressantes. Un fille entre autre qui fait des bijoux à partir de touche de vieille machine à écrire ou de plaque d'immatriculation. Pas chic, mais l'fun. Véro, en tant que blonde de hipster et hipster qui s'assume pas, a trouvé une veste absolument importable dans mon cas, mais tellement fabuleuse sur ses épaules. Son achat m'a fait requestionner, une seconde fois, sur un possible extreme makeover. Je vais essayer de la prendre en photo. Ça se peut que je sois obligée de le faire en cachette. Elle aime pas les kodaks.


Artists & Fleas

Après Artists & Fleas, on est descendue sur le bord de l'eau pour aller au Brooklyn Flea. Une vue imprenable sur Manhattan, des kiosques de bouffe en rentrant et un regroupement bigarré d'exposant. Vieux meubles, vêtements vintage, nouvelle création. J'ai trouvé un un t-shirt Brooklyn pour mon neveu. Il faut quand même qu'il apprenne tôt à être cool. On a croisé une maman avec sa petite fille. 3 ans max. On était pas perdue, mais on trouvait que le pont Williamsburg (notre point de référence) était des fois trop loin, des fois trop proche... On lui a demandé le chemin pour le marché. Après nous avoir indiqué la route, sa fille nous a lancé un «Bye guys!» juste ce qu'il faut sur le bon ton pour qu'on pense que c'est un dude qui joue dans un band. 3 ans... Goglu prends des notes.

Après avoir fait le tour et dépensé beaucoup trop d'argent (Véro the veste, moi un collier à frange de cuir tan, un t-shirt pour pas mon kid et des bijoux en tipewriter recyclé) La tite Véro et moi on avait faim. «Y'a sûrement un stand à hot dog, relish, moutarde, ketchup» Que neni. Le bun/roll de hipster de Brooklyn d'en banlieue de la capitale americaine de la bouffe, c'est pas relish, moutarde, ketchup. C'est Asian dog avec de la mange, ou c'est un smoke meet du kiosque du resto Mile End (d'en direct de Montréal) ou c'est un lobster roll «cold with mayo or hot with butter» Qu'est-ce t'en pense le grand? On gèle et t'as dit «butter» 16.50$ le mieux dépensé depuis mon arrivée à New York. 3 pinces de homard cuite à la perfection saupoudré de paprika et d'échalotte dans un pain grillé. Une louchette de beurre fondu pour arrosé la bête et imbibé le pain. J'en bave encore.

Ça a aiguillé mon parcours vers les restos new-yorkais. Je vais abandonner la mode (anyway je suis rendue à 10 paires de chaussures).
2 restos à faire absolument.
Premier arrêt: Xi'an Famous Food. (Un «boot» où ils font des plats de nouille à la commande. Il font même la dite nouille à la commande. Sont réputés pour leur nouille à l'agneau au cumin. 
Deuxième arrêt: le Macbar. Un bar de mac and cheese. À commander: Mac quack, Mac Lobsta', Mac'shroom, Cheeseburger Mac, Maragarita Mac) Les plats sont en forme de Macaroni. Les resto est en Macaroni. Comme j'ai dit à Bob à Orlando quand j'ai commandé ma peanut butter pie, on se trompe jamais quand on choisi les classiques du pays.
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21.5.11

Deux semaines plus tard.

Pas très confortablement calée dans un fauteuil une place, mal positionné dans mon minuscule studio de Korea Lane, j'écoute le martèlement des gouttes d'eau sur le bitume. Chacune d'entre elle me rappelle que NYC c'est pas assez loin de MTL. J'ai aussi le bonheur d'entendre le ronronnement des bus, le couinement des camion de vidange (tous gérés par des compagnies privées qui ont des jours de cueillette différent) et le claironnement des taxis. Murray Hill ça a beau être entre Madison et Park, c'est pas aussi glamour que Broadway dans Upper West Side. Saxophoniste, comme tu me manques. 

J'ai pas encore réussi à me faire demander en mariage, mais ça ne saurait tarder. Mon Chineese Fortune Stick Kit me prédit, jour après jour, une personne qui m'enrichira, un événement qui m'enrichira, une rencontre qui m'enrichiera. En attendant je m'apauvri chez TJ Maxx et Marshall (3 robes et 5 paires de chaussures en 2 jours... c'est sans parler des bijoux).

Demain, pluie pas pluie, j'y vais! Williamsburg! Quartier ultra cool (Ce que je ne suis pas), branché (Ce que je ne suis pas) et funky (Ce que je ne suis pas. Juste à me planter à côté de Jo de la teinture et vous comprendriez tout de suite). J'y va pareil avec la p'tite Véro qui rêve de devenir styliste.

Je pense que je vais la forcer demain. On est supposé faire les marchés aux puces. On a peut-être juste ça en commun. Ça pis habiter dans HoMa. Pis aussi triper sur les cuisineux. Hummmm un cuisineux. Anyway. J'essai de la pousser dans le derrière pour qu'elle devienne une vraie styliste comme dans ses rêves. Et aussi parce que j'adore pousser dans le cul des autres. Ça m'occupe. C'est comme un projet de décoration. Tu prends une maison, tu la rénoves, genre. Ça fait vraiment chier tout le temps des travaux, mais maudit t'es heureux après! Appelez-moi Manon. Bref je lui ai dit te jouer à la Barbie façon Bicolline Tsé? Grandeur nature. Juste à prendre ses amies pis à créer des looks pour se faire un book. Elle a plus ou moins voulu. Je lui ai trouvé des stylistes à Montréal. «Appelle je te dis!!! demande leur de passer du temps avec eux, ou de travailler pour eux!» Pas convaincue la fille. «mhein chus pas une vrai styliste» Fine. On est à New-York maintenant. C'est la Mecque. Elle le sait pas encore mais demain on va prendre des photos des gens cool et funky dans Williamsburg. Juste cette semaine j'ai vu une pin-up geisha, 2 mecs en pantalon noir/gilet rose/bedaine, un potteux en vélo surdimensionné. Vraiment y'a quand même de quoi s'inspirer!

Découverte:
Fun: les matchs de baseball sont présentés sur écran géants à Madison Square Park. Music, booze, and chicken wings
Out of my league: Les towns car c'est plus confortables que les taxis, mais ça pue les parfums des riches mélangés.

More to come, hopefully in less than two weeks.
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7.5.11

L'inévitable

Wow, on est déjà au mois de Mai. Je viens de voir la date du dernier post. Février. Hum ok. J'ai eu le temps d'aller travailler à Orlando, de m'inscrire à l'uqàm, d'avoir des problèmes de champignons (Dans l'entretoit malheureusement. Si ça avait été ailleurs ça aurait été une conséquence désastreuse à un événement recherché), de participer à une chaîne de mise en demeure, de rencontrer mon beau voisin Antoine (Espoir!!!) et d'apercevoir hier alors que j'espionnais de mon balcon, une fille en serviette blanche et ch'feux mouillé qui se dandinait dans son appart (Hindenburg).

Je pars à New York demain. Avec Biloxi l'ouragan, du vernis vert sur les doigts de pied, des lunettes soleils jaune-pseudo-hipster, l'enfant en moi et deux valises. 

JG m'a dit qu'on pouvait porter ce qu'on voulait à New York et que c'est toujours correct. Je le crois, je l'ai vu, cette fois-ci je le fais. J'ai trouvé l'enfant en moi, il va m'aider à accomplir la mission et c'est ce qui explique le vert sur les orteils et les lunettes jaune pour le moment. J'ai envie de faire tout ce qui me tente juste parce que c'est l'fun et ce jusqu'aux limites du suicide économique. Merci à Effexor! Je l'ai pas mis dans la liste plus haut, mais entre Février et Mai j'ai gagné une prescription d'anti-dépresseur. Ça passait pas tellement bien la première semaine. En plus des effets secondaires semi-violent, j'angoissais sur les effets que ça aurait sur mon moi intrinsèque et sur mon cerveau. Peuh! 

Prenez et avalez, ceci est mon ataraxie, qu'il disait. 

Je ne sais pas si ma créativité en sera altérée. Les artistes éclosent dans la folie. Ben... y paraît. J'ai l'enfant, mais je suis moins cinglée. Inévitablement.
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16.2.11

Deux chats et un pénis.

Sur le pénis.

Dans un rêve vu hier en direct de mon oreiller. Un asticot géant façon Alien rencontre une palourde royale, ventousé sur une porte de placard. Facile. Sexualité refoulée au point que ça en deviendra une maladie mentale. Je ne fais pas d'appel à tous. J'ai un oeil fixé sur le dernier arrivage russe et l'autre sur la délégation espagnole. Le strabisme divergent aidera-t-il ma cause?

Moving on to the serious subject.

Sur les deux chats.

J'ai braillé pour la première fois. Non je ne suis pas une bitch au coeur désertique et aux glandes lacrimales déficientes. J'ai déterré un secret d'enfance que des dizaines et des dizaines de rendez-vous, rue Cherrier, n'ont même pas su efleurer. 1988 (mettons, c'est peut-être 1986-1989) Je grandi à la campagne. Des champs, des ruisseaux, des vaches. Pas de voisin. Un soir d'hiver un chat miaule sa survie à la porte-patio. Touchée, toute la famille est d'accord pour le nourrir et lui fournir un abris pour la nuit: le sous-sol. Mon frère et moi (et peut-être ma soeur, mais c'est flou) on bâptise justement le chat Ti-Min. Ti-Min est relâché le lendemain matin pour mieux revenir le soir. Boire son bol de lait et dormir dans la chaleur produite par la truie. Le manège se répète jusqu'à ce qu'on découvre que mon père et mon frère sont allergiques au chat. Les nuits de Ti-Min se passaient désormais dans le noir et froid garage. Un jour Ti-Min croise le renard qui galvaudait dans le champs derrière la maison. Il a perdu une patch de fourrure à une de ses pattes. Il a droit au sous-sol ce soir-là. Généreuse enfant que je suis, je lui cède ma doudou et le réconforte et lui disant que papa ira le porter demain chez le vétérinaire et qu'après, tout ira mieux. La visite a lieu chez le vétérinaire, j'y vais avec mon père. On ramène Ti-Min. Je ne sais pas ce qu'on lui a fait, mais j'ai le sentiment que la vie sera vraiment merveilleuse. Il n'y a qu'un dernier rendez-vous chez le véto qui nous sépare d'une grande amitié. Le jour venu, mon père est parti avec le chat, mon chat, avant que je ne sois debout. À mon réveil, je savais que quelque chose n'allait pas, je me suis recroquevillée dans l'escalier, devant la porte donnant sur le garage. Mon père est revenu les mains vides. Je savais que Ti-Min ne reviendrait plus jamais. J'ai pleuré et hurlé tout ce que j'ai pu. Ils avaient promis, qu'il reviendrait. Ce jour-là j'ai perdu la seule chose que je croyais possédé. J'ai été trahie par mes parents. J'avais trahi Ti-Min. J'ai même pas été consolée. J'ai su qu'il fallait faire confiance à personne.

Je n'ai pas oublié la leçon. Je me suis abstenue d'avoir un chat ou un chien ou tout autre animal de compagnie pendant les 16 années qui ont suivies. 2004, une amie a développé des allergies au chat, elle ne peut plus garder le sien. Elle me le donne. C'était un chat touffu, gris, affectueux. C'était mon masso. Piétinait mon dos quasi tous les jours pendant une quinzaine de minutes. J'ai du le faire euthanasier quelques mois seulements après l'avoir pris chez-moi. Je suis restée dans le bureau du véto, rue de Lorimier pendant 2 heures. À brailler toutes les larmes que je pouvais produire. Le véto l'endormirait, puis il le tuerait. Alors que je le tenais, je m'excusais sans cesse de ne pas avoir tenu ma promesse de le ramener à la maison. Je l'avais trahi. Il s'est éteint dans mes bras. J'ai pleuré, pleuré, pleuré, tellement pleuré. Pendant des jours. C'était la peine la plus insurmontable que j'avais jamais eu. Je pouvais pas en revenir.

J'ai compris pourquoi aujourd'hui, quand je me suis remise à chialer dans le bureau fleuri de ma madame rue St-Joseph. Après toute les merdes qui me sont tombés dessus, le plus grand drame de ma vie est la perte de ces deux chats. Et les larmes ne sont toujours pas taries.
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13.2.11

Plan de survie.

C'était pas assez d'avoir acheté un 2e condo en catastrophe, coincée entre un locataire que je prenais en otage et un collègue de travail à qui j'avais loué mon vieil appart. Une semaine aprés avoir emménagé sur Adam, je trouvais la vie plate. Pour ne pas laisser la catalepsie gagner, pour avoir une arme de plus contre la neurasthénie, pour bloquer toute émergence d'insidieuse sinistrose, pour fuir le marasme menaçant, pour ne pas céder à une latente léthargie, j'ai fait venir un disaïgneur d'intérieur.


J'ai des rêves de mezzanine, d'interversion de cuisine et de salle de bain, de démolition de mur, de plancher de béton, de comptoir de béton, de mur de béton, de rangement, de plus de rangement, de toujours plus de rangement. Sur les conseils avisé de mon paternel: «Tu peux pas démolir des murs si ils appartiennent à tous les coproprios. Check ton certificat de localisation.» Euh-k. Fouille, cherche, trouve, confuse (du verbe confuser à ne pas confondre avec confir). Pas le bon numéro de cadastre sur le plan... douteux, mais ça ressemble pas mal à la bonne affaire et les murs y apparaissent pas. Ajouter sur la liste: emprunter grosse masse. En plus du numéro de cadastre confusant, j'ai découvert que faut jamais se fier au nombre de pied carrés mentionnés sur un listing. 600, ça disait. C'est plus 505 en réalité. Je peux ben trouver ça petit. Faut que je maximise l'espace et que j'en rajoute d'une manière ou d'une autre, d'où le disaïgneur. J'ai trouvé FX Studio sur google. C'est le seul qui a répondu. D'ailleurs n'essayer pas de contacter Skazz design, ils répondent pas à leur e-mail. On probablement mieux à faire... Après m'avoir vendu qu'ils étaient dans le Protégez-vous, on a pris rendez-vous, qu'ils ont oubliés. J'ai donné une autre chance. Je pense que j'ai bien fait. F est venu à la maison, a pris des photos en masse, a feuilleté mon scrapbook Ma maison de rêve, vu des échantillons de photos, suggéré des matériaux, m'a décrit le service offert qui inclus une liste des produits suggérés et les contacts des fournisseurs en plus des plans.

Ce sera un projet compliqué. J'ai pas de budget, pas d'échéancier, pas de matériaux. Je vais devoir régler l'histoire du numéro de cadastre, faire approuver les travaux par le syndicat de copropriété et peut-être même  par la ville puisque l'édifice est classé. D'un coup faut que je défonce le plafond du voisin d'en-bas?

Aaah, drame, problème, pression, comme il sera bon de vous retrouver.
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12.2.11

La livraison.

Habiter seule c'est vraiment plus de job. Tu te tapes tout tout le temps. Vaisselles, lavage, ménage, souper, épicerie. Tu fais toujours l'épicerie en plus ou moins petite quantité. Tu peux pas spontannément décider de te faire une énorme sauce à spaghatt sans inclure la livraison dans le budget. 

Hier, en revenant du travail, j'ai fait des courses pour 3 jours. Je suis sorties du Métro avec, en plus de ma stupide boîte à lunch (Je déteste les boîtes à lunch!! Je trouve que ça fait tellement... tite meudame, petit chaperon rouge. Les boîtes à lunch c'es tpour les filles qui se mettent des fleurs dans les cheveux.) j'avais 2 sacs plein et le bucket de litière. Ça fait une semaine que je remets ça parce que ça ne me tente pas de le traîner. Biloxi n'en pouvant plus, c'était devenu impératif d'en ramener un de l'expédition.  J'ai 2 serrures à ouvrir. Ça force le changement de clé. J'ai développé une technique pour le faire d'une seule main, mais c'est pas assez au point pour que je le fasse avec des sacs dans la dite main. Donc j'ai tout posé par terre, ouvert la porte, rentré les sacs, puis scoopé la litière. J'ai refermé derrière moi en partant le chauffage.

Durant la soirée j'ai entendu des bruits provenant de la porte. La cage d'escalier est très écho et des fois c'est juste ce qui se passe dehors qui résonne, ou c'est le chat qui est descendu ou c'est le fantôme. J'ai attendu et je suis quand même allé voir, rien d'anormal, sauf que le chauffage était trop bas. 

Je suis remonté me coucher, pour mieux me réveiller au son violent, insistant, persistant de ma sonnette. Bâtard de marde, c'est qui qui s'énerve!!! Cochonnerie d'intercom pas branché! Y'é où mon pyjama... Aaarrrgh.

 J'ai fini par me faire décente et ai descendu les marches. Un grand black devant la porte. Le doigt toujours collé sur la sonnette. 

Si t'es un témoin de jehova, je sais pas ce que je te fais!!

Il a relaché la sonnette et levé le bras gauche à hauteur des yeux. Dans le cadre de la fenêtre j'ai vu mon trousseau de clé, cliquetant dans sa main...

-Merci monsieur. 
- Oui , il faut pas faire ça madame. Moi je viens de Haïti, un pays pauvre et j'ai besoin de 15$ pour déménager. Vous habitez un pays riche. Il faut pas faire ça.
- Hein? (WTF?????????????) J'ai du laissé les clés en rentrant des sacs hier.
-Il faut pas faire ça, c'est dangeureux. Vous avez de l'argent?  je vais attendre ici sur le palier, il fait froid dehors.

J'ai risqué l'invasion. Je me suis fait réveiller de manière violente. Je me suis fait extorquer de l'argent dans ma propre maison. Seulement parce que j'ai juste 2 mains dans ma vie. La prochaine fois je paie la livraison.

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4.2.11

Orgie à la gouache

Ooooh god. Quoi dire. Vraiment. 
O_o

Un vernissage sur thème d'orgie, hun. C'était plutôt des murs tapissés d'oeuvre principalement copiée de la porno sur le web. Majoritairement de la photo, mais aussi de la gouache, du fusain, de l'encre de chine, de la peinture sur bois (très jolie celle-là), de la sculpture plastique méchanique. Domination, bondage, des vagin guilltotine, beaucoup, beaucoup, beaucoup de godmichet et de vue sur anus. Et... des peluches. Peluches en forme de poupée, de crabe, de steak, de cornet, d'éborgné. Je savais que, à la base, c'était pas tellement mon genre. Mais j'avais quand même espoir d'être surprise. De voir émerger un talent. D'être témoin d'une nouvelle vague. On repassera. Je n'ai pu qu'apprécié le trouble des artistes. Trop pas émue des sujets, mais inquiète de leur état émotionel. Sincèrement. 

Peut-être que, contrairement à la petite foule réunie, je n'ai pas été en mesure de saisir l'ironie, mais me semble on était loin de l'idée que je me fais d'une orgie.
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28.1.11

Quotidien des faubourgs

125 Ontario. Un soir de janvier. Une femme accrochée à son cellulaire et camouflée par la fourrure de sa capuche, marmonne et tremble.


Savez-vous on est où?
Heu coin Dézéry. Elle raccroche et se cache.

O_o


C'est parce que y'a une femme qui m'a frappée au visage la semaine dernière parce que j'avais déplacer le pied de son bébé qui était sur mon genou. Elle est dans le bus maintenant. La police s'en vient.
Bonne chance, je descends ici.

Un autre soir de janvier.

Surprise dans le fond glauque de la 125. La femme, moins le cell, moins la capuche, moins les tremblement.

Alors comment ça été? 


T'as manqué ça! Elle a essayée de sortir du bus quand la police est montée. Ils l'ont arrêtée et lui ont dit qu'ils voulaient lui parler. Elle était pas tellement contente. On est sorti du bus. Quand elle a vu qu'ils me laissaient partir, elle s'est mise à crier que je l'avais attaquée... Elle sera suivie pendant 2 ans. Au moindre faux-pas, police, casier judiciaire, dpj. Elle peut même pas rester dans le bus si j'y suis 

Elle devrait plus frapper les gens en hurlant à l'agression

Petite semaine tranquille qui apporte son lot de surprise près du Faubourg à' m'lasse: j'ai une nouvelle amie de bus.
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26.1.11

Mère Thérésa connait pas l'eau glacée.

Noël 2009. Une montagne de magasine de décoration, un cahier, une paire de ciseaux, de la colle en bâton qui a été vite remplacée par une can de Super 77. Des heures et des heures assise par terre devant Ciné cadeau à bricoler mon scrapbook Ma maison de rêve. All that work is about to pay off. Comme j'ai un peu tendance à m'ennuyer à la maison et ailleurs... je fais des plans. Le dernier en lice étant la démolition de ma cuisine et de ma salle de bain pour les intervertir. 

J'en suis arrivée-là après avoir découvert que j'avais juste 9'3'' de plafond. Ce qui m'empêche d'avoir une mezzanine décente. Saloperie. Enfin. 1 mois et un souper de Noël auront eu raison de ma patience pour ma cuisine. Elle est juste cauchemardesque. Zéro espace de comptoir, étroitesse, frigo trop imposant. La salle de bain est pas mieux. Je suis le martyr de ma douche, qui  me torture à l'eau glacée simplement parce que je ne peux pas l'ouvrir à partir du tapis rassurant juste à son pied. Souffrance quotidienne. 

Ma mère nous disait tout le temps de pas se plaindre parce que Mère Thérésa, elle, se lavait à l'eau froide. Ça avait beaucoup d'effet, jusqu'à ce que j'aille à Las Vegas en 2008, à l'âge de 28 ans. Je me suis rendue compte que Mère Thérésa avait zéro mérite, parce que le concept d'eau froide existe pas vraiment dans les pays chaud. Hun. 

Comme les habitudes de toilettes de Mère Thérésa sont une fraude, que j'en ai déjà plein le cul, et même si je n'ai pas encore de budget, j'ai ressorti le scrapbook et mis google à contribution. Google, google, dis-moi qui est le meilleur designeux d'intérieur. Google étant plus généreux que les miroirs magiques, j'ai pu contacter 3 agences, composées de jeunes designeux enthousiastes. Devis et plans pour embellir eden terrestre.


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22.1.11

Lady 9-1-1

J'aime le 911. On pourra dire que c'est vraiment pas nécessaire. Qu'on devrait pas s'en mêler. Que ça vaut pas la peine. M'en fous. Quand je me fais chier par des morveux. Quand j'entends des filles gueuler leur vie dans des parcs noirs. Quand ça sonne à ma porte à des heures indues. J'appelle le 911.

911 quelle est votre urgence? Mon urgence? Ben il est 12:47, ça sonne chez-nous et depuis que j'ai une porte-fenêtre qui donne directement sur le trottoir ça me rend plus nerveuse. Je sors la tête par la porte du balcon, au troisième étage. J'entends des voix de gars et soudainement je vois un troupeau sortir de l'angle mort du blacon. Y'en a un qui décide que de marcher jusqu'au coin de la rue c'est trop ennuyant, que ça manque de punch, c'est pas assez Grand Theft Auto. Il sacre un coup de pied sur la Mazda noire garée devant ma porte. Puis il se dirige sur la Hyundai grise et recommence. 2 miroirs pètés. Je sais pas c'est à qui les chars. Je sais pas si le morveux en question il fait ça tous les vendredi soir. Je sais pas si il va revenir sonner chez-nous en pleine nuit. C'est juste ça mon urgence. Collez-leur 2 boeufs au cul, faites leur une tite peupeur. Faites-les payer une amende ou notez ça dans leur dossier. Faites que matante retourne se coucher tranquille.

Bonne nuit, pour ce qu'il en reste.
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