27.9.10

Je suis cougar

Diner dégustation sur le thème du canard hier. 6 services qui ont pris 5 heures à manger. Ça devrait être une discipline olympique. Fabuleusement délicieux. Instructif même. Qu'est-ce que ça donne un canard de Barbarie mixé avec un canard de Pékin? Oui, voilà, un Mulard! Pourquoi on veut du foie gras de canard mâle et pas femelle? Parce que la femelle est emmerdante! Non sans farce, parce que la femelle a un foie tissé de nerds. Pas bon. Non pas, pas bon, juste ben trop long à préparer. 

C'est évident que je suis allée pour le canard, ce qui l'est moins, c'est que c'était le départ de Ricou.

Je m'adresse aux filles de mon âge (Je vais le dire, c'est: 30 ans) Mettons vous imaginez un genre de guerrier artiste des temps modernes. Personnellement je vois un chef. Sous la chaleur étouffante des flammes, il manie ses armes affutées. Un guerrier. ARGH! Pour mettre dans une assiette blanche assidûment astiquée, un étagé délicat de ceci, avec une touche de sauce machin. Un artiste. Meh! O_o 
Gros faible pour les cuisiniers. Y'a pas un uniforme qui accote. Donc un chef. 

Imaginez qu'il sorte de l'école. 22 ans. 22 ANS! 
Imaginez, que comme tous les cuisiniers, c'est un jouisseur. La vie, l'alcool, la bonne chère, faut pas en laisser une miette. 
Imaginez que ses yeux bleus vous regardent, comme si vous étiez la seule et unique merveille du monde. Tant pis pour les 7 autres. Sont moches.

Jean Papineau disait sur les filles, qu'il connaissait la recette pour avoir n'importe laquelle. Il ne faut que la désirer. Il ne pouvait pas TOUTES les avoir, mais un maudit paquet!

Imaginez que le ti-cul de 22 ans, sache ça de naissance. Avec sa jeunesse, sa naïveté, son innocence, son grand coeur, il ne voit en vous que de la beauté.

Vous faites quoi?
En tout cas j'ai fini d'y penser...
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...Marie-Hélène Gravel

Maintenant qu'AnecdotesAnodines a une page facebook, il est plus facile pour moi d'en faire un blogue avec un sujet autre que moi. Ça va rester principalement ce que je vis, mais je vous ai mis au défi de me donner des sujets sur lesquelles je vais me faire les dents. (Ben plus les ongles, à vif, au sang, battu par le clavier)

Voici le premier d'une longue série (j'espère). Soyez indulgents, je ne suis pas encore la Gregory Charles de la littérature.


Vêtement de circonstance.

Il fait donc ben chaud... Ben trop p'tit, même aps de place pour mettre mes sacs.
-Ça va bien ici?
-Weuhwoui. Merci.

5:47. Faut que je me dépèche. Elle va me foutre dehors. J'ai un gros party ce soir. J'avais pas le choix de me trouver un kit. Ma robe cute de l'an passé fait plus, pis de toute façon il commence à faire pas mal froid dehors. J'ai résisté le plus longtemps possible, mais là j'en pouvais plus. J'ai vu tellement de fille avec ça sur le dos, que je me suis dit que ça ferait pas de mal. Je voulais pas payer cher, alors j'ai laissé tomber American Apparel et j'ai épeluché les boutiques de la Plaza St-Hubert. J'ai fini par en trouver un. Bleu. Long. Juste assez luisant. Y'avait pas ma grandeur. Le lycra ça stretch non? Bon. Je me suis coincée dans la cabine. J'ai enlevé mes jeans. J'ai passé le premier pied dans une des jambes, j'ai perdu l'autre, je me suis assomée sur la porte. Les orteils entortillées dans le tissus, j'ai tiré de toutes mes forces. J'ai repris mon souffle, mes esprits et mon équilibre, puis j'ai passé l'autre jambe. 

J'en suis là. Pourquoi y'a pas de miroir dans la cabine??? Bon tant pis. Je suis capable de m'assir avec. Quand je me regarde de haut, je trouve que ça me fait une belle cheville... C'est pas les experts en mode qui disent que l'ajuster ca fait mieux?

En tout cas, je passe à la caisse et je rentre en courant pour me préparer. Douche, épilation des endroits stratégiques et du menton, séchoir, maquillage, un pull gris mi-hanche, mon super achat, et des bottes de cochonne. Voilà je suis prête!

J'attends le bus au coin de la rue.

-Tu travailles?
-Hein, ben oui... je travaille.
-Combien tu charges?
-DE QUOI?
-Tu travailles, combien le blow job?
-Les putes c'est pas sur Beaubien! Encu..!


Suggéré par... Marie-Hélène Gravel: les leggings brillants.
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25.9.10

Mijoté à l'immobilière.

Journée parfaite. Les devoirs sont faits. La soupe mijote. Le film de fille est dans le DVD. Le chat dort. Les visites sont faites. Éducation, cuisine, culture (ben mettons que les films de fille comptent), farniente, immobilier. Can't get any better.

Y'a rien de surprenant là-dedans, sauf les visites. Je me suis mise à la recherche d'un 2e condo aujourd'hui. Vous savez: Riche ou rien. C'était une blague pour faire semblant que j'étais d'une sélectivité aigüe envers les mecs. Ça expliquait mon célibat. C'est devenu un motto. Mais comme j'ai pas trouvé le mec riche, je m'emploie à le devenir.

Pour y arriver je suis les traces de Papi. Papi avait le génie des affaires. Un vrai tough.
En affaire, y'a pas d'ami. En affaire y'a même pas de famille. 
Tu l'as dit! Il a vu la crise de 29, il avait 14000 frères et soeurs, il venait d'un village perdu, il a toujours travailler pour mieux investir et économiser. Nicely done.

Donc à défaut d'avoir un poste de vice-présidence, d'avoir ma propre entreprise, d'avoir un mari riche, je fais un choix sensé. Évidemment ce serait beaucoup plus plaisant de rénover ma cuisine, de m'offrir une nouvelle caméra, d'avoir un entraîneur privé, de refaire ma garde-robe, de partir en voyage, de conduire une voiture. Mais après? Ça donnerait rien. Le laisser à la banque donnerait rien non plus.

Donc me voilà, 4 mois après le premier achat, en pleine quête du second. 
Paperasse bis. Visites bis. Négociations bis. Angoisse bis.

Papi, j'espère que tu seras fier de moi.
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23.9.10

J-G le fantastique.

Faut que je vous parle de J-G. J'aurais voulu qu'il soit mon père. Ou ma mère. Ouaip, j'aurais voulu qu'il soit ma mère.

J-G aime: les garçons (particulièrement Denis), les fleurs, les antiquités, les casquettes, la mode, les animaux, l'art, les chips et la tarte aux pommes et au sucre du beau Félix.

J-G n'aime pas: les rabat-joie, les imposteurs, les branleux, gaspiller de l'argent, perdre son temps.

Quand il était jeune et fringant, J-G se lançait corps et âme dans les tendances émergeantes de la mode et de la scène musicale. Plate-forme à talon vertigineux, cape virevoletante, maquillage voyant, chevelure audacieuse. Rien était à son épreuve. Toutes les expériences devaient être vécues. Chaques opportunités étaient saisies. C'est sa plus grande richesse. Un baggage immense d'histoires, d'anecdotes, d'aventures, d'accidents, de folies, d'extravagances, d'excès, d'échecs, d'essais, d'erreurs, de mises en scène, d'idées, de ridicules. Il a tiré le maximum des années 70 et 80, périodes bénies pour les extravagants. Il n'en reste que des mémoires fabuleusement imagées.

Ça fait 38 jours qu'il est dans ma vie. Je suis déjà en mesure d'apprécier la générosité qu'il a de livrer le plus risible de lui-même. Pour mon plus grand plaisir.

Merci d'être là J-G. Je pense que je t'aime.
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16.9.10

Tout savoir ou lâcher prise?

Je me suis prise une raclée aujourd'hui. Remise du premier travail du cours RED2201. J'ai eu 80. Ça compte pas. Tout le monde a eu 80. Genre. «Vous avez eu des difficultés d'écriture. J'ai pris la peine de corriger à même le texte.» Ça fait donc ben mal de se faire ramener sur Terre! J'ai l'impression que ça m'est pas arrivé souvent depuis la semaine dernière. J'ai du perdre l'habitude. 

La classe est devenue toute petite, club privé, sélect. Elle avait l'air douillette et confortable. Il faisait chaud. Un peu plus j'imaginais des fauteuils, des verres ballons à peine mouillés de liqueur, des gens stéréotypés éparpillés autour d'un âtre. Écharpe, veste ajusté, monture dévorante. De leur bouche sorte des mots dont je n'ai pas la certitude de saisir. J'ai été aspiré dans une zone temporelle ralentie par trop d'élasticité. Je me suis détachée de la classe et je me suis vue. regardant tout le monde. L'air perdu. C'était une langue que je ne comprennais pas. Une langue d'intellectuel universitaire possédant une maîtrise en linguistique ou un certificat de rédaction ou un bacc littéraire. 

J'ai eu un flash d'une scène de Tanguy. «L'émergence du concept de subjectivité en Chine ancienne...bla, bla, bla.» Hhhhhhhhan! 

C'est à ce moment que mon cerveau s'est déconnecté, que le prof a trouvé pertinent de me faire parler, que le soundman a fait son soundcheck à la cafèt juste en dessous. Que je n'ai donc plus rien entendu, plus rien compris à la question, plus rien interprété ce que mes yeux avaient devant eux. 

biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip.

Malaise. J'avais pas l'ensemble, ni le verre ballon, ni l'aisance que procure la connaissance. Eh merde.

C'est ça la plus grande qualité des bancs d'écoles universitaires. Vase-clos éffervescent. C'est pas exactement clos, c'est un bouillon de culture de Pasteur. C'est fermé, pas clos, mais pareil. J'aimais vraiment baigner dedans. Maintenant je flotte sur une belle chambre à air orange sauvetage parce que je n'ai pas su. Eh merde. 
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15.9.10

Une fin de semaine grésillante.

J'ai vraiment passé un beau week-end. Vous autres? Profité en masse du soleil samedi en allant me promener au centre-ville. Qu'est-ce qu'on ferait pas pas pour alimenter notre bonheur? Grasse matinée, lèche-vitrine, appéro... Me suivez-vous? Voyez-vous, dans votre tête, les yeux fermés, les belles images?
Faites-vous le lien? .. .. .. .. Aaaaahhh! Voilààààà...

Réveillez-vous. Parce que «en masse» c'est un peu exagéré. Parce que le levé du corps s'est fait à 13:34. Parce que la balade au centre-ville c'était du magasinage. Parce que l'appéro c'était avec mon locataire... gay (FX t'es une hôtesse charmante. J't'adore!).

Réveillez-vous. Tssssssssss.

Heureusement il y a eu le brunch et le manucure/pedicure du dimance. Virée au centre-ville. Encore. Presque pas Sex and the city. 1h30 de bonheur à digérer mes bénédictines en me faisant dorloter tous les doigts. Divin. J'avais choisi une couleur étrange pour mes doigts de pieds et elle a fini sur mes mains. Ça avait l'air chartreuse. Nope. Gold.

Hot stufff. Tsssssssss.

Sur une autre note grésillante. J'ai décidé de rénover ma cuisine. Denis, Rémy, Jazz: à vos magasines, prêts...DESIGNEZ!

Ciao stratifié vert! Welcome acrylique moulé!

Tssssssss.

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9.9.10

Appelez-moi: plume enflammée

J'ai un talent. Oui, oui! Une virtuose du clavier. Une surfeuse du pousse-mine. Je le sais, vous avez été plusieurs à me le dire. Sans offense, mais vous êtes moins crédibles qu'un prof de rédac. Ok, j'avoue. J'ai pas eu droit à l'encensement, mais quand un prof vous dit que vous l'avez eu le premier exercice, fait dans les 5 premières minutes du cours, du premier coup... ça fait une fleur.

(Denis, JG, ça veut dire que je peux faire mes prochains exercices comme je blogue et que donc, ça se pourrait que le texte remis aujourd'hui soit poche.)

Je vais créer une nouvelle section dans ce blogue. Sur les bancs d'écoles. Je vais y mettre tous les travaux, les exercices, les ateliers que je fais dans le cadre de mes cours. Avec les notes des profs. Comme ça, soit vous vous moquez joyeusement, soit je deviens votre idole et vous faites une pétition pour que je remplace Petrowsky et/ou Foglia. Personnellement j'ai un penchant pour la 2e option... mais bon c'est vous. 


Note à ceux qui me côtoient dans la vraie vie:


Ho! Je me suis promenée toute la journée avec une chemise pas assez boutonnée sur le dos! 

Pas le bouton du bas. Pas même celui du milieu. NON! 
Le bouton qui se retrouve généralement entre les deux seins. 

Pas une petite journée tranquille. Pas, dodo, métro, boulot, dodo. NON! 
Dodo, métro, boulot, métro, resto, resto, cours, métro, resto, auto, dodo.

Quelqu'un pour me le dire? NON!
Personne.

Je vous retiens tellement...
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2.9.10

RED2201 1er exercice


Écriture et médias
5 minutes pour écrire quelque chose qui nous préoccupe:

Mes allergies m'accablent. Mon corps me torture. Entre les rivières de mucus, les flots de larmes gommantes, les éternuements à la chaîne et les globes occulaires qui m'irritent au secours, je tente de survivre jusqu'à la première gelée.

5 minutes pour reprendre le texte précédent et le structurer selon la forme de l'article (Qui, quoi, quand, où, comment)

Allergies plus virulentes cet été.

Les allergies sont plus virulents cet été. Virginie Boivin, résidente de Montréal, souffre de symptômes particulièrement intenses et qui s'échelonnent sur une plus grande période de la journée. La vague de chaleur serait mise en cause. Les températures élevées généreraient plus de smog, ce qui s'ajouterait aux effets de l'herbes à poux. Pourra-t-on compter sur la ville pour l'élaboration de programme réducteur de smog?

Commentaire du prof:
Vous parler de vous à la 3e personne comme le pape. Mais vous êtes la nouvelle qui figure en tête de votre 1er texte. D'ailleurs, il correspond davantage au modèle de l'article standard que vous avez trouvé naturellement.

Bon ben coudonc!
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...

Premier cours aujourd'hui. C'est la fin, c'est la fin, c'est la fin, c'est la fin. Excusez-là. C'est son nouveau mantra. Plus intéressant que je m'y attendais en plussau fait... vous vous en foutez. Tout ce que vous voulez savoir c'est si l'angoisse et la couche de blindage ont été nécessaires finalement. Je le savais, bande de...

Ben je vous en parle pas tout de suite!!!

Pis à part de ça, il est ben trop tard pour bloguer! Je vais me coucher.

Bonne nuit.
xx
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1.9.10

REP2100 1er exercice

Écrivez quelque chose sur vous, qui à coup sûr, m'interessera.

J'ai menti. 
C'est très vilain, je le sais. J'étais dans votre classe cet hiver. J'ai fait, comme aujourd'hui, le même exercice. Après plusieurs minutes de réflexion, je me suis lancée dans un vomi rédactionnel de par trop émotif. J'en voulais à mon travail et au fait d'être encore sur un banc d'école (j'étire ce certificat depuis 9 ans...).

Je vous avais promis, que malgré tout, je ferais face, que je prendrais sur moi (avec l'attitude du condamné à mort, c'est dire!) et que je n'abandonnerais pas.

J'ai menti. Je me suis sauvée après le premier cours.

Aprés le doute et le questionnement (cycle perpétuel récalcitrant chez-moi) j'ai songé à mon enfance.

-Tu veux faire quoi quand tu seras grande?
-Journaliste! Écrivaine!

Je me suis mentie. Toute ma vie.
Je reviens en force cet automne avec un blogue et deux cours de rédaction. Je souhaite être à la hauteur de mes espérances. D'ici-là venez me rendre visite.

anecdotesanodines.com
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