8.7.10

Blah-titude.

Mercredi soir, 22:32, le mercure indique 88F. Je dégouline en sous-vêtements, devant mon ordi. À la recherche de quelque chose dont je ne connais pas la nature. C'est pas le bonheur, tellement cliché. C'est pas l'amour, ras le cul des sites de rencontres bondés de Dave Drolet en manque de sexe poche. (Je pense que certains mecs confondent site de rencontre avec site porno et fournisseur d'escorte. O_o)

J'ai une nouvelle Madame, par madame je veux dire psy. En fait l'ancienne était une psy. La nouvelle j'ai eu un peu la grosse surprise d'apprendre qu'elle était réellement une sexologue et une spécialiste des dépendances. J'aimerais remercier la charmante personne qui me l'a chaudement recommandée sans me faire part de se léger détail. 

1er rendex-vous. Fauteuil fleuri, table couverte de dentelle, tasse de thé, «en fait chuis sexologue», gros malaise. 

Je suis contente pour vrai de toute façon, parce qu'après le malaise, j'ai entendu des mots comme: cahier, dessin, rêves, photos, même... vêtements. Probablement qu'on cerne plus les gens et soi-même avec tous ces nouveaux outils. C'était encore plus rassurant que la tapisserie, elle aussi fleurie.

Je fais des rêves bizarre, Mme D pourrait vous le confirmer. 
Je ne rêve pas de champs de fleur.
Je ne rêve pas que je part en vacance avec des gens de la job.
Je ne rêve pas que j'embrasse le mec de mes rêves, (justement, très à propos)

Je rêve d'être obligée de me cacher dans des incinérateurs géants ayant servi à brûler des humains, parce qu'une bête sortie tout droit de l'enfer veut me dévorer vivante.

Je rêve que je dois traverser des zones de terre et de rocaille dans un hangar beyond gigantesque, complètement noir et dans lequel des cadavres refont surface, tout ça pour me rendre au bureau.

Je rêve de maison repeinte, du plancher au plafond, inclusivement, d'un blanc tellement éclatant que je ne peux en délimiter les parois. Je ne vois que les cheveux noirs des peintres qui sont vêtus en blanc pour mieux disparaître dans le décor.

Je rêve d'évacuation d'urgence, de danger de mort, de cadavre, d'incendie, de fantôme, de tornades, de mouvements anormaux de la mer dont les vagues ne déferlent plus sur la plage, mais voyagent perpendiculairement à celle-ci.

Drôlement je rêve souvent que je sauve, in extrémis, Julien qui fait de l'hypothermie ou qui marche sous des torrents d'eau, mais qui veut pas de lift. O_o

Je rêve de Ellen DeGeneres qui est la nonchalence, de Garou, qui est le prisonier de chansons pré-machées poches, au lieu d'être le rockeur ou le bluesman exceptionnel qu'il pourrait être, de Big qui me montre son shag pour me séduire alors que tout ce qui m'intéresse c'est qu'il m'offre une bague.

Je suis épuisée en me levant le matin.

L'intérêt c'est que tout ceci à un sens, c'est pour ça le cahier. Quand on relit il y a des choses qui nous explosent au visage. 

Ce que je cherche ce soir, toujours aussi dégoulinante sur ma chaise, c'est le moyen de changer ma vie, ne serait-ce que pour mieux dormir. Je dois trouver des réponses et des inspirations pour enligner ces changements. Parce que je suis dans un brouillard dévastateur. J'ai jamais su ce que je ferais de ma vie. Jamais eu de plan, j'ai choisi un programme au hasard, je me suis laissée porter. Je me suis reconnaissante d'avoir eu ce laisser-aller, parce que ça m'a mené dans des endroits extraordinaires. 

Mais 30 ans est venu sous forme de fuite pétrolière. Mettons que l'eau est brouillée, visqueuse, collante, nauséabonde. (J'en rajoute un peu là...) Je ne veux plus vivre ce plan là. Je veux être à la bonne place, parce que je m'emmerdre (J'ai voulu dire je m'ennui, mais c'était pas exactement assez fort.)

Parachute au Nevada, bof ouais.
Prendre des cours de danse? Mouais.
Retourner à l'aviron? Hum peut-être.
Pousser la photographie? Genre.

Tou-TEUH est blah.

Heureusemet quand dans un bureau fleuri il y a une voix qui me dit: «Inquiètes-toi pas, tu vas trouver, je le sais que tu vas trouver ce qui te motivera, qui te passionnera et qui te fera t'épanouir.»

Je le répète à tous ceux qui pourraient se sentir, même juste un tout petit peu comme ça.

En attendant, la recherche continue.


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2 commentaires:

  1. Anonyme23.7.10

    Je confirme ces délires de nuit !! Je pourrais dire.. faites vous soigner Mme B... mais c'est déjà fait ! Ahhh que je vous aime ! :)

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  2. Moi aussi je vous aime Mme D, une chance que vous êtes là pour rire de mes cauchemars!

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