Ok, sujet peu ragoûtant, n'essayez pas à l'heure du souper. J'ai finis la job un peu plus de bonne heure pour me précipiter au Marché St-Michel, mon obsession de l'objet vieux, usagé, qui serait-donc-parfait-chez-nous, tournant au syndrôme obsessif-compulsif. Je suis rentrée à la maison avec la trouvaille de la semaine, un petit vase tout en courbe du même blanc que l'immense vase rectiligne trouvé à NYC. Il a été le seul argument plausible qui m'ait poussé à faire la montagne de vaisselle qui masquait complètement les 2 cuves de mon lavabo.
Tant qu'à avoir de la vaisselle propre aussi bien se donner au fourneau. Visite sur le site de Josée. Tagliatelle aux crevettes et féta. Je jette un dernier coup d'oeil au dernier de la collection et quitte gaiement pour l'épicerie.
Quand je vide l'épicerie, j'en profite toujours pour faire un mini ménage frigo. Un bout de melon douteux, un blanc et un rosé, patriaches de la tablette du haut (Marie-Lo, je t'entends: SACRILÈGE!) Donc je joue à l'élimination légumière. Les carottes ne sont plus mes futures BFF. Je prends le tout et l'expulse du loft réfrigéré.
Un détail avant de poursuivre. Les gens seuls ne remplissent JAMAIS un sac de poubelle entre le mardi et le jeudi. Même pas entre le mardi et le mardi. J'utilise donc de petit sac d'épicerie quand j'en ai et, lorsque plein, je trensfère dans le sac poubelle. Bon j'entends déjà les écolos hurler à la fin du monde. Quand vous aurez plus de chum granole pour vous sortir vos poubelles et que ça se mettra à sentir le dépotoire dans votre cuisine on s'en reparlera. C'est donc ce que j'ai fait cette semaine.
J'arrive donc prêt du-dit sac qui repose sur le balcon arrière pour y jetter mes rejets de la soirée. Le dessus du sac, dont les poignées étaient attachées, était un peu trop lourd pour que ce soit normal... un peu trop grouillant aussi. Ver, genre un trilliard de ver. Ouach, ark, urgh, précédés et/ou suivis de sacre, c'est selon, n'étaient même plus à la hauteur de mon dégoût.
Je suis allée quérir balais et pichet d'eau pour chasser la colonie blanche de mon balcon et surtout éviter que celle-ci élise domicile chez-nous. (Claire t'en fais pas, ça fini bien) Le dieu des âmes sensibles était à l'écoute, une pluie providentielle s'est abattue pour me prêter main forte. C'est précisément au moment du court déluge que 2-3 bestioles ont décidé de m'escalader le pied. Redégoût, panique, kick le ver comme si c'était un rottweiller enragé. Ma gougoune, objet d'un précieux! Quitte mon pied, virevolte, vrille, culbute, s'envole, franchi la rembarde de ma voisine de palier, s'accroche d'une branche à l'autre et atteri... pas dans la face du voisin d'en bas, pitié... Il y a des gens chanceux, il s'est sauvé de l'épisode gougoune d'en face, parce que pas en train de boire sa bière proverbiale du vendredi sur son balcon.
Du coup, j'ai eu moins faim. Les crevettes, en attente de prouver leur capacité à devenir mes nouvelles BFF sont allées dans le congel. J'ai sorti la verdure, le vivant et le croquant, arrosé le tout de citron et d'huile d'olive avec juste assez de paremesan râpé. J'ai détendu le tout et fixé le tout du regard du prédateur, dans l'expectative d'un mouvement suspect...
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