21.6.10

Les dimanches, ça use.

Y'a rien de tel que de jeter des tas de cochonneries par dessus bord.  Je me suis levée dimanche avec la ferme intention de ne faire aucun geste aggravant la chaleur et l'humidité ambiante. Lever tardif, déjeuner à l'omelette aux champignons, jus d'orange, café frais (que des classiques), lecture des cahiers restants de La Presse du samedi. Je peux juste pas me résoudre à lire La Presse, surtout celle du samedi, sur internet. C'est le comble de la farniente. Tourner les pages doucement en écoutant le froissement du papier, siroter son enième tasse de café. Des heures de détente. Dimanche s'anoncait pour être pareil. Après avoir mis le journal au recyclage je me suis parti un film sur l'ordi tout en gardant un oeil sur un miroir vendu sur ebay (miroir que je n'ai malheureusement pas acheté).

Ça m'a pris d'un coup. Une fureur irrépressible de me débarasser de mon petit (énorme) bureau d'élève que j'ai depuis l'âge de 11 ans (me semble). Je me disais qu'il fallait absolument appeler l'armée du Salut au PC et l'illumination est venue: fallait que je foute ça au bord du chemin drette là.

J'ai fermé l'ordi, balancé le fouilli encombrant le dessus du bureau sur le futon, extirpé des trésors enfouis depuis des lustres sur les tablettes. Principalement mes agendas du secondaire couverts de photos de Keanu Reeves et Brad Pitt dans Légende d'automne et 2 agendas du cégep dans lesquels je pratiquais l'art du beau dessin, du discours absurde, de la manifestation pour de juste tarif à la stm..





Des photos et de la papeterie (quand j'étais jeune je «correspondais» avec mes cousines, c'était une dure époque, je vivais à St-Basile-Le-Grand et elles... à Boucherville.) Après avoir bien foutu le bordel dans mon bureau j'ai consciencieusement débuté la descente de l'horreur en mélamine blanche. Toute seule. C'est uniquement rendue au milieu de l'escalier, que le monstre de bois pressé débuta ses menaces de m'aplatir dans l'escalier. Il a fallu que je me batte avec pour le forcer à glisser les marches. En gougoune, en robe longue (on procrastine pas en jeans par 1000 degré) et en sueur j'ai vaincu la bête. 

Fière de ma victoire, je suis remontée pour faire face au bordel du bureau. De factures en cahiers de note je me suis dit qu'un coup partie je devrais faire le garde-robe. BX2 = dimanche scrap.  

Dans le garde-robe
- C'est vrai, j'ai ça un Dremel.
- Coudonc, encore un coffre de pêche rempli de cossins à bijou. Je mets tu une annonce dans le nouvellex?
- Bon, là Pebeo, c'a prend le bord, j'ai passé l'âge de me peindre de verre.
- Le sac en plastique déchiré, ça passe mal pour un coffre à outil. Note à mon père. Non, propagande à mon père. Ah non, un bon lavage de cerveau, peut-être que j'ai moyen de lui faire penser au BBQ de l'an passé. Note à moi-même: trouver en mentaliste. Hum, je vais au moins changer le sac en attendant.
-Eh merde, du tissus de vente de garage 2007. J'en connais une qui va être contente.
 -Ouh là!! robe de bal... 

J'ai fini par remplir une boîte pour aller la poser sur le bureau, ça a du prendre 2 heures la boîte était vide, je suis rentrée ce soir, plus de bureau.

Une affaire de moins à déménager.
La semaine prochaine, les armoires de cuisine... Nan, faudrait plus qu'une possession pour me faire faire un truc pareil.
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