Merci à Xavier Dolan d'avoir tué ma mère. Film exutoire et jouissif d'une relation mère-enfant disfonctionnelle. Où l'aggression, le mensonge, la traîtrise, l'incompréhension et le nombrilisme sont enfin sortis du carcan du tabou. Ces situations sont vécues, tous les jours. Ces vies sont brisées et vécues. Je le dis pour m'en libérer, pour ne pas le regretter: J'haïs ma mère. Et pour tout ceux qui pensent que c'est donc politically incorrect, allez donc louer le film pis multipliez par deux les scènes de drame.
29.6.10
27.6.10
Ste-Agathe power
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CoconutKoko
Retour de Ste-Agathe-des-Monts! J'ai beau venir de la campagne et avoir eu la chance de profiter du chalet de mes grands-parents à St-Hyppolite pendant toute ma jeunesse, j'ai eu un choc en arrivant au Lac Arpin. La première chose qui m'a frappé c'est l'odeur des lieux. La nature la vraie. L'odeur que ça avait au chalet. Un mélange d'eau, de sapin, de menthe sauvage, de fraîcheur, de vert. J'avais oublié. Je suis trop une fille de ville faut croire.
Ste-Agathe en tant que tel, vous connaissez, 2 rues vraiment intéressantes, 1 église, 1 descente au lac des Sables. Martine a sa maison au Lac Arpin, un petit lac un peu en retrait de Ste-Agathe. Au coin de sa rue: un shack à patate et un petit commerce où on fait les meilleurs beignes maison de la planète! On s'en est pris 3 chaques. Bouffés en un nombre indécent de secondes.
Vendredi soir on est allée à Lantier (sans farce, je vous mets au défi de me dire où c'est sans utiliser google map) C'était une suggestion du maître-beigne. Il y avait un show d'un band qui était supposément pas mal bon parce qu'ils étaient à Mont-Tremblant la veille. Wow! on veut y aller. On a donc rejoint une amie de Martine là-bas. Il y avait un chapiteau de monté derrière l'église, à côté de l'hôtel-de-ville/bibliothèque municipale (l'équivalent de la grandeur des toilettes de la Grande Bibliothèque) et devant la caserne des pompiers. On n'a pas résisté quand on a vu que les pompiers étaient de la fête. Je me suis sentie comme à 14 ans, à St-Hyppolite, quand je remarquais un jeune du coin à la plage et que c'était LE grand enjeu de l'été, avoir un numéro de téléphone, m'assurer qu'il était à la plage tous les jours et possiblement le frencher. Pareil. C'est tellement ça les vacances!
On a préféré se faire un feu et manger des guimauves dans la cours de Martine. Seul hic, pas de branche à guimauve. Sur le terrain de Martine, y'a pas de feuillu, juste du sapin coupé mort...O_o Des guimauves à la résine c'est pas tentant. On s'est rabattue sur les ustensiles du BBQ. Je sais pas si c'est le show ou les météores de sucre flambé qui nous ont achevé, mais il deait pas être minuit quand on est allé se coucher
Trouvé à la brocante (à Lantier) un plafonier pour la mirobolante somme de 4 piasses!!! J'hésite encore entre le mettre au salon et la cuisine au-dessus du lavabo.
et 2 canisses à eau d'érable à 5$. Je vais les visser au mur dans l'entrée pour mettre les parapluies, les mitaines et les tuques en hiver. Ou je devrais les utiliser pour des fleurs?
Enfin, Martine est repartie avec mon divan(mieux vaut suer tout de suite qu'en décembre) et quelques effets. Ça tombe bien, je commence à manquer de place.
PS: Y'a quelqu'un qui lit Les rois maudits?? J'ai acheté la Louve de France 2 fois sans m'en rendre compte et j'ai perdu la facture...
21.6.10
Les dimanches, ça use.
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CoconutKoko
Y'a rien de tel que de jeter des tas de cochonneries par dessus bord. Je me suis levée dimanche avec la ferme intention de ne faire aucun geste aggravant la chaleur et l'humidité ambiante. Lever tardif, déjeuner à l'omelette aux champignons, jus d'orange, café frais (que des classiques), lecture des cahiers restants de La Presse du samedi. Je peux juste pas me résoudre à lire La Presse, surtout celle du samedi, sur internet. C'est le comble de la farniente. Tourner les pages doucement en écoutant le froissement du papier, siroter son enième tasse de café. Des heures de détente. Dimanche s'anoncait pour être pareil. Après avoir mis le journal au recyclage je me suis parti un film sur l'ordi tout en gardant un oeil sur un miroir vendu sur ebay (miroir que je n'ai malheureusement pas acheté).
J'ai fini par remplir une boîte pour aller la poser sur le bureau, ça a du prendre 2 heures la boîte était vide, je suis rentrée ce soir, plus de bureau.
Une affaire de moins à déménager.
La semaine prochaine, les armoires de cuisine... Nan, faudrait plus qu'une possession pour me faire faire un truc pareil.
Pin It Now!
Ça m'a pris d'un coup. Une fureur irrépressible de me débarasser de mon petit (énorme) bureau d'élève que j'ai depuis l'âge de 11 ans (me semble). Je me disais qu'il fallait absolument appeler l'armée du Salut au PC et l'illumination est venue: fallait que je foute ça au bord du chemin drette là.
J'ai fermé l'ordi, balancé le fouilli encombrant le dessus du bureau sur le futon, extirpé des trésors enfouis depuis des lustres sur les tablettes. Principalement mes agendas du secondaire couverts de photos de Keanu Reeves et Brad Pitt dans Légende d'automne et 2 agendas du cégep dans lesquels je pratiquais l'art du beau dessin, du discours absurde, de la manifestation pour de juste tarif à la stm..
Des photos et de la papeterie (quand j'étais jeune je «correspondais» avec mes cousines, c'était une dure époque, je vivais à St-Basile-Le-Grand et elles... à Boucherville.) Après avoir bien foutu le bordel dans mon bureau j'ai consciencieusement débuté la descente de l'horreur en mélamine blanche. Toute seule. C'est uniquement rendue au milieu de l'escalier, que le monstre de bois pressé débuta ses menaces de m'aplatir dans l'escalier. Il a fallu que je me batte avec pour le forcer à glisser les marches. En gougoune, en robe longue (on procrastine pas en jeans par 1000 degré) et en sueur j'ai vaincu la bête.
Des photos et de la papeterie (quand j'étais jeune je «correspondais» avec mes cousines, c'était une dure époque, je vivais à St-Basile-Le-Grand et elles... à Boucherville.) Après avoir bien foutu le bordel dans mon bureau j'ai consciencieusement débuté la descente de l'horreur en mélamine blanche. Toute seule. C'est uniquement rendue au milieu de l'escalier, que le monstre de bois pressé débuta ses menaces de m'aplatir dans l'escalier. Il a fallu que je me batte avec pour le forcer à glisser les marches. En gougoune, en robe longue (on procrastine pas en jeans par 1000 degré) et en sueur j'ai vaincu la bête.
Fière de ma victoire, je suis remontée pour faire face au bordel du bureau. De factures en cahiers de note je me suis dit qu'un coup partie je devrais faire le garde-robe. BX2 = dimanche scrap.
Dans le garde-robe
- C'est vrai, j'ai ça un Dremel.
- Coudonc, encore un coffre de pêche rempli de cossins à bijou. Je mets tu une annonce dans le nouvellex?
- Bon, là Pebeo, c'a prend le bord, j'ai passé l'âge de me peindre de verre.
- Le sac en plastique déchiré, ça passe mal pour un coffre à outil. Note à mon père. Non, propagande à mon père. Ah non, un bon lavage de cerveau, peut-être que j'ai moyen de lui faire penser au BBQ de l'an passé. Note à moi-même: trouver en mentaliste. Hum, je vais au moins changer le sac en attendant.
-Eh merde, du tissus de vente de garage 2007. J'en connais une qui va être contente.
-Ouh là!! robe de bal...
J'ai fini par remplir une boîte pour aller la poser sur le bureau, ça a du prendre 2 heures la boîte était vide, je suis rentrée ce soir, plus de bureau.
Une affaire de moins à déménager.
La semaine prochaine, les armoires de cuisine... Nan, faudrait plus qu'une possession pour me faire faire un truc pareil.
17.6.10
By
CoconutKoko
J'aimerais prendre le temps de saluer mes lecteurs au Japon, en France et aux États-Unis. Mon statut de blogueuse reconnue et respectée dans le monde est difficile à intégrer à mon quotidien. Malgré tous les inconvénients de la gloire, je ne peux que remercier mes lecteurs de suivre assidument mes histoires. Rémy en particulier, qui m'empresse de l'abreuver d'anecdote.
Rémy je t'aime!
Cher public je t'aime!
*Vanité quand tu nous tiens...
16.6.10
L'insupportable
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CoconutKoko
J'ai pas l'étonnement à la bonne place. Je suis allée voir Le cabaret insupportable ce soir (merci à la duchesse de Verdun pour m'avoir fait découvrir la chose). J'y ai vu une chorégraphie incluant crachat de pudding au chocolat et têtes de veaux (des vraies), une conférence de croissance personnelle samouraï, un gars tout nu essayer de se rentrer une bouteille de bière dans l'anus, des extraits de video porno et encore d'autre choses toutes aussi insupportables. Malgré tout c'est pas ce qui a marqué ma soirée.

Hier, je vous disais que j'étais complètement obsédée par mon condo. J'entre dans toute boutique qui propose des vieux cossins. Ce soir n'as pas fait exception. En sortant du resto: D'aillers, d'ici et d'hier. Petit tour rapide et NON! LE pot jaune pour finir mon kit incomplet trouvé au marché St-Michel. Il était là juste pour moi, le plus petit et le plus mignon des 4. Bonheur.
Je suis rentrée en taxi, je l'ai pris Mt-Royal-Papineau. On jase. Foot, théâtre improbable. On arrive près de ma rue coin Rosemont.
-Vous avez de la misère avec le McDo?
-Euh non j'y vais pas.
-Ah... parce que les gens comme vous deviennent gros.
-Par-don?
-Ben oui, les femmes comme vous. Je vous ai vu arriver au coin de la rue, vous êtes... euh bâtie. Ben les femmes... euh rondes... elles doivent faire attention pour pas devenir trop grosse.
Criss.
14.6.10
Mon condo, ma nouvelle vie.
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CoconutKoko

Mon condo c'est ma nouvelle vie. Franchement un canevas blanc c'est ce qu'il y a de plus stimulant surtout quand le dit canevas est en réalité vert fluo et bleu foncé. O_o Ça pousse au dépassement. Je suis complètement obnubilée par ce que je vais faire avec ce que vous voyez d'horrible. L'objectif: envoyer les photos de la transformation magistrale des lieux à Apartmenttherapy.com et terminer dans les finalistes du concours Small Cool Places 2011.

J'ai du pain sur la planche et de la job pour vous, comme repeindre le tout en blanc naturel (plafond inclus), poser de la tapisserie à motif géométrique quifautquifit, poser de la céramique, tout ce qu'il y a de plus plaisant finalement. Je peux quand même pas laisser ça comme ça. La seule chose que j'ai dite en le voyant sur internet c'est: ARKEUH c'est donc ben lette. J'ai fini par l'acheter et je regrette de ne pas pouvoir emménager tout de suite pour profiter de la Ste-Cath fermée. Faut juste le débarasser de son vieil air 1993.
Donc mon condo c'est ma vie et je passe d'incalculables heures sur ebay dans la section mid-century modernism. J'ai fini par m'offrir un petit truc aujourd'hui, mon baptême ebay. Un bol, petit, vintage, il va recevoir mes clés en fin de journée. Reste juste à trouver la table parfaite pour mettre en dessous. Non mais c'est-tu pas beau dans l'oeil? Z'avez-vu la porte givrée au motif floraux? Trop chiante et trop laide. Elle va prendre le bord assez vite parce que techniquement elle m'empêche de mettre la table encore introuvée sur laquelle je vais exposer mon bol.
Une chance que j'ai trouvé LA table à café assez longue pour pas faire pouff en face du nouveau divan de 99'' de long. (Je peux enfin dater des gars de 6'' et plus, avis aux intéressés) C'est les pattes qui m'ont fait craquer. Je l'ai pas encore acheté... J'accepte les dons en argents sous le prétexte que vous vous choisirez.
Pour la cuisine j'ai les chaises et le banc d'église. Enfin une banquette TOUS les jours que la vie apportera!! Je pourrai être un peu moins égoïste et laisser les autres en profiter plus au restaurant. (Tiens j'entends des gens...) Pour les luminaires j'en ai un des années 70 en plastique strié trouvé sur Amherst à l'époque Kutoka. Mais je mets quoi au dessus du comptoir? Parce que le luminaire est en forme de goutte. J'ai trouvé 3 trucs. Personnellement j'aime bien celles en toles rouge-orange et les globes industriels (je vois un mur de brique et un globe de chaque côté du lit...hum peut-être) C'est complètement dépareillé, mais c'est un peu ça l'intention mid-century everything.
Aussi dans la cuisine, un barrière anti-chat. Je pensais avoir un lunch pour demain. Biloxi le chien manqué s'est assuré que ça n'arriverait pas. Bâtard! Abandonner un chat en décembre c'est-tu pas fin?
J'étais où? Ah oui! C'est complètement dépareillé, mais c'est un peu ça l'intention: mid-century everything. J'ai l'impression qu'il se fait rien d'aussi beau, d'aussi original. J'en parlais avec Jean-Guy, un collègue sur RadioCity. Il se demandait qui allait marquer notre époque. De qui on parlerait dans 50 ans. Est-ce qu'on va collectionner les Shamwow? S'arracher des Starfrit à prix d'or? On va se coiffé comme Kathleen? Jean-Guy dit qu'on est trop dedans pour s'en rendre compte mais que des créateurs comme Pierre Cardin qui a bouleversé sont temps en lancant le mod, il est vrai qu'il y en a de moins en moins. Mon père se moque de moi parce que je voudrais une chaise comme celle-ci, parce que c'est du bent wood. C'est qui le dernier qui a voulu mouler du bois pour en faire ce qu'il voulait?
Reste que je suis dedans jusqu'aux oreilles. Je vais aller fouiller la misère des riches au marché aux puces de Hudson. Week-end de la fête du Canada. Paraît que c'est le moment où il y a le plus d'exposant. J'espère pouvoir trouver ma chaise et des surprises inattendues.
En attendant, avec ou sans couleur le dosseret? Mosaïque ou subway? J'attend pour refaire toute la cuisine ou je me contente du comptoir et des poignées?
10.6.10
Porté disparu
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CoconutKoko
Marcel était entassé parmis tant d'autre Marcel, de Rénald, de Maurice et de Gilbert. Ils ne pouvaient que s'appuyer l'un sur l'autre pour dormir, pas moyen de s'étendre. Le sac toujours sur les épaules, le fusil à la main, tanguant au rythme de l'Atlantique. Cela faisait quelques jours déjà qu'il avait quitté Montréal. Cela s'était passé très vite, de la rumeur d'une guerre européenne, à l'invasion de la Pologne par les allemands jusqu'à la conscription au Canada. Marcel aurait voulu découvrir le monde mais pas nécessairement de cette façon. Demain, il serait à Dieppe et à l'aube il devra prendre cette barque, ramer avec ses camarades dans le seul et unique but de sauver la France et libérer son peuple. La nuit était complètement noire, aucune ampoule n'était allumée, aucune cigarette ne devait être allumée. L'idée de cette attaque surprise prenait lentement possession de lui et l'angoisse devenait de moins en moins controlable, surtout qu'il ne pouvait en fumer une. Valait tout de même mieux endurer la peur que de se faire repérer!
Puis l'aube pointa, Marcel sentait le gigotement de ses voisins qui tentaient de se dégourdir un peu. Les quelques murmurs entendus exprimaient l'agitation à peine contenue des soldats. Marcel savait, le moment était proche. Les hommes sur le ponts partiraient en premiers, mais son tour viendrait bien assez vite.
Le métronome du temps tic tacquait au ralenti.
Un coup de rame, une balle qui siffle, une vague.
Un coup de rame, un homme qui tombe, une vague.
Un coup de rame, trois balles qui sifflent, une vague.
Un coup de rame, une barque qui accoste, une vague.
Un pas, deux balles qui sifflent, une vague.
Un pas, un homme qui tombe, une dernière vague.
Marcel voyait des amis tombés, déchirés, morts. Dans la tourmente il tentait de survivre, les allemands avaient su. Perchés en haut de la falaise, ils ne faisaient qu'une bouchée de l'armée canadienne. Dieppe rougissait.
***
Pauline! Pauline! J'ai reçu un télégramme, Marcel est porté disparu! Pauline avait rencontré Marcel un an avant la guerre. Il y avait définitivement un avant la guerre, mais y aurait-il un après? Allait-on retrouvé Marcel. C'était son ami, mais son départ pour la guerre imminent avait fait prendre conscience à Pauline qu'elle aimait probablement plus ce garçon qu'elle ne le pensait. La simple idée de le laisser partir l'avait accablée. Maintenant son pire cauchemar se réalisait. Marcel avait disparu.
***
Marcel ne savait plus où il était. D'une certaine manière il avait réussi a gravir la falaise plus à l'ouest. Il se souvient d'avoir vu un ami cher périr au combat. Ils marchaient tous les deux dans la boue et s'enlisaient. Ils devaient creuser du mieux qu'ils pouvaient pour s'extirper de la vase. Quelque chose explosa, Marcel fut projeté à quelques mètres, son ami est mort sur place. La peau en lambeaux les membres épars. Il avait pris du retard. Les hommes morts ou trop grievement blessés devaient être laissés sur place, mais le choc avait stoppé Marcel. Il avait perdu son bataillon. Blessé, il fut ramené par un infirmier de la croix rouge afin d'être soigné.
***
Pauline! Pauline J'ai reçun un télégramme, ils ont retrouvé Marcel! Il a été blessé à Dieppe, mais tout va bien. Ce n'était qu'une blessure mineure! Il est sauf! Il a même pu rejoindre son bataillon.
***
La vie en France s'était installée, le bataillon devait se rendre à Bruxelles en Belgique et les journées se répétaient en d'interminables marches. Marcel sentait la fatigue, mais devait rester aux aguets. Dieppe avait été toute une épreuve et beaucoup d'entre eux étaient restés sur la plage, mais les allemands pouvaient être aussi, sinon plus redoutables alors que vous ne les voyiez pas. Un jour ils entrèrent dans une ville qui semblait déserte. Des soldats partirent en reconnaissance afin de s'assurer qu'aucun ennemi n'était en vue. Tout sembla normal, ils firent signe aux autres de les suivre et se détendirent. On trouva une bâtisse que se tenait encore bien et on décida d'y passé la nuit. Ce serait bien pour une fois d'avoir un toit, comme on ne pouvait déjà pas faire de feu. Marcel s'installa et dévora sa ration. C'était limite infecte, mais il mourrait de faim.
***
Pauline! Pauline! J'ai reçu un télégramme, Marcel est porté disparu!
***
Marcel se réveilla et fut submergé par la douleur fulgurante qu'il ressentait au visage. Elle était vive, lanscinante, sans fin, elle le fit plonger dans l'inconscience. À son second réveil, il se senti mieux, reposé, il avait oublié la douleur, elle ne se faisait sentir que lorsqu'il bougait. Il voyait à présent l'infirmière auprès de lui. Il entendait l'eau couler dans un bol. Il sentait les onguents et la sueur. La tente bruissait au gré du vent. Tout ceci l'émerveillait. Il avait été brûlé au visage, les médecins avait fait plusieurs chirurgies et il était resté à peine conscient depuis des jours. Sa gérison était prometteuse et il pourrait bientôt rentrer chez-lui.
Papi, pourquoi tu m'as jamais raconté?
7.6.10
Moments magiques
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CoconutKoko
Je ne le savais pas ce matin, mais aujourd'hui devait être une journée des plus heureuses. Je dis ''devait'' parce qu'en fait ça pas été ça... mettons, du tout. Je me suis pas levée. J'ai oublié un meeting à 9h. Déjà ça part bien la semaine.
J'avais un autre meeting à 14h, je savais que c'était pour la remise des cadeaux de production de Banana Shpeel. En prod, pour nous remercier de ces incalculables semaines de 75 heures et plus, on nous fait un cadeau. Parfois c'est plutôt réussi, malgré ce que vous pourrez en penser. Sur Believe on a eu une bouteille d'eau en alu au couleur du show. 'tait belle. 'Tout cas. On devait recevoir notre cadeau cet après-midi. À l'heure venue on s'est tous précipités pour enfin savoir ce qui couronnerait l'équivalent de 2 prods en une, mais on a été tenu en haleine plus longtemps que prévu.
Quand ça fait un an que tu travailles au cirque. On te donne un manteau en nylon doublé polar (même que la doublure se dézippe!) Quand tu rentres au cirque tu le veux en maudit ton manteau. T'as beau dire à tout vent que c'est quétaine, que tu le porteras pas.... c'est ça oui. La première fois que tu te fais spotter dans la rue en dehors du pays, tu te penses un peu big shot.
Quand ça fait 5 ans que tu travailles au cirque t'as droit à un manteau de cuir. De chez cuir Danier. Bon déjà si tu commences au magasin comme moi, tu te dis que tu feras JAMAIS 5ANS! Ben trop long, tu risques de fuir pour ta vie avant. Mais les jours passent, les mois, les années. Pis t'es plus au magasin, tu vas relevé des défis dans d'autres département où tu es à la merci de concepteur extrêmement dangeureux. T'es chanceux: tu survis. Pis soudainement tu reçois un e-mail.
Hey l'ami! Ça fait 5 ans que t'es là, Bravo! Choisis toi un beau manteau, c'est le cirque qui offre!
YESSSSSIIIIIIIIIIIIR!
Des fois t'es resté en te disant que ce serait juste pour ce moment là. Des fois t'as oublié même que ça arriverait. L'énervement te pognes, tu te fais mesurer par le king de la mesure: Richard. Pas plus fiable que lui. Il les faites TOUTES. Tu lis le tableau de mesure pour trouver la grandeur à commander. Bon, techniquement après de multiple vérification faut que tu commandes un XXXL. Tu verses une larme ou deux. C'est vrai tu t'es un peu laisser aller. Faudrait ben que tu recommences à faire le tour de la dompe, même si ça veut dire qu'il faut que tu te fasses amputer les tendons d'achille à vie. Tous les sacrifices.
Ben aujourd'hui c'est le moment. T'apperçois la boîte Danier en dessous de la table. Tu repenses à ton XXXL pis tu te dis que ce serait bien si y'avait pas l'équipe au grand complet pour voir ce moment. Ton boss ouvre la boîte et gentiment t'aide à mettre ta tente en cuir... étrangement trop facile à enfiler. C'est pas un hasard: T'as l'air de Puff Daddy en début de carrière. (1995? 96?) Trop grand tu dis?!? Au moins 2 tailles trop grandes. Ce moment merveilleux où tout le monde, incluant toi-même, te félicite d'avoir survécu à 5 ans de cirque (t'as même une plaque qui l'atteste) est spollié par 2 X de trop.
Pour mon plus grand soulagement, les vacances arrivent presque vite. Du 24 juin au 5 juillet, une tite semaine. J'm'en vais chez Martine! YÉ. C'est à Ste-Agathe-des-Monts. Maison sur le bord du lac, kayak, canot, bronzette, bonne bouf... euh peut-être pas, il me reste quand même un X à faire fondre... Alors sauna, traverse du lac à la nage, céleri et carotte crue, jus de pruneau.
Wow... ça va être magique!
1.6.10
Quand ça fait plaisir...
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CoconutKoko
De voir du monde. Je suis partie tard de la job aujourd'hui. Je ferais bien n'importe quoi pour notre nouveau concepteur. Allan. Il est tellement trop fin et c'est un génie. Pour lui je suis retournée, tenez-vous j'y ai pas cru moi-même, au... magasin... faire des commandes... ses commandes. J'ai presque plus de dignité (ah c'est drôle, ma grand-mère se déplace pas quand je perd ma dignité (grosse attente ici..... rien). Anyway je suis partie à 6:30 pour me rendre au condo qui est tout au bout de la ligne 94 Iberville, pour accomplir mon premier devoir de copropriétaire: payer mes frais de condo. Joie! J'ai du rebrousser chemin et rentrer chez-moi, ce qui était en soit un détour puisque dans ma légendaire somnolence matinale, j'ai oublié l'essentiel. Mon premier plaisir de copropriétaire: encaisser le loyer. JOIE! Seulement le chèque est resté sur le bureau. Je suis donc rentrée à la maison à 8:30 environ, ai combattu intérieurement pour ne pas cèder à ma faim et suis ressortie en courant pour me rendre à la banque.
Le chèque déposée je me suis tout de suite sentie mieux. Rien à ce moment n'était plus important que d'avoir des pickles à manger en faisant le souper. (pâtes, poulet, rapinis, champignons, que du léger...) Je me dirige donc d'un pas pressé, parce que la faim est sur le point de m'achever sur le trottoir, vers l'épicerie. Qui vois-je au loin? Marie-Pier. Je lui fait une face, genre je t'ai vu, je suis contente, complètement dans le vide, c'est un passant anonyme qui l'a capté. Oups. J'entre en courant dans l'épicerie. Elle a disparu, j'arpente le couloir pour la repérer dans les allées. ÇA Y'EST! Elle est au bout de l'allée et se dirige dans ma direction pour subitement se retourner et foncer vers le lait. JE T'AI VUE!!!! que je lui crie. Peine perdue, c'est une femme et son fils assis dans le panier qui me dévisage. Je prends la seconde allée toujours en courant pour la surprendre devant les oeufs. Elle a redisparu. Je n'abandonne pas! Elle a détalé la même allée pour se ruer à la caisse. MARIE-PIER! Que je lui crie. Même femme, même gosse, consternés.
Enfin à bout de souffle, je la rejoins à la caisse.
-Coudonc toi! je te crie après depuis tantôt!
-Ah cest toi qui crie.
- Ouin. Ça va?
- Bien toi? Chui pressé, je surveille mon Bixi en liberté.
- Pas pire.... Je te laisse à ton Bixi. Facque bonne soirée-là.
Tout ça pour...???
Les plaisirs sont dans de si petites choses.
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