30.5.10

Brésil tiède

Un conseil, première étape de sélection d'une sortie, du genre de celles que vous avez jamais ou rarement faites, vérifier le niveau de professionnalisme de la chose. Je suis allée au Rio40 A Festa hier soir avec des amies.

Résumé. Petite histoire dansée de la capoeira par des apprentis capoeiristes. J'ai pas trop compris la présence d'une danseuse de bras (elle ondulait juste des bras) habillée en cendrillon. Pareil! La robe blanche en satin avec le faux-cul bleu poudre toujours en satin. Elle avait un masque de rideau chinois de perles, on lui voyait pas le visage. Je sais faut pas juger, ils ont probablement fait leurs costumes eux-même avec les moyens du bord, mais me semble ça concorde pas avec l'histoire?

Ensuite est venu le band, vêtu de short, de bas aux genoux et de chandail de foot aux couleurs du Brésil, sexé. Je peux vraiment pas expliquer ce que c'était, mais c'est comme si ils jouaient pas ensemble. Il y avait un chanteur et 3 choristes. Un des choristes chantait plus fort que le chanteur. Au moins 4 instruments n'étaient pas presettés correctement. C'était... dissonnant, voilà. Ça m'a pas donner le goût de danser. On s'est entendu pour dire que c'était un party de la gang de capoeira privé, où tout le monde connait tout le monde, que ça valait certainement pas 20$ malgré le shooter offert à l'entrée et que c'était pas inclusif du tout: le Brésil HOT, frenchait à guichet fermé.

Tout ceci nous ayant tiédi l'envie, on s'est cassé à 1h pour aller prendre un dernier verre au Gainzbar.

J'ai une semaine de vacances qui s'en vient (24 juin au 5 juillet) des suggestions fiables quelqu'un?
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29.5.10

Soirée brésilienne ce soir. Capoeira, facile: on admire presqu'en silence. Samba iiiish c'est une autre histoire. L'idée c'est vraiment d'aller se remuer les fesses en publique et de pas avoir l'air complètement ridicule. Parce que derrière cette idée y'a une autre idée qui est de satisfaire les besoins printanniers de base.   Tant qu'à trouver le québécois plate (voir le précédent article) aussi bien changer de culture. Le Brésil c'est HOT! Lots of bling, muscle, booty and cleavage

Je vous avait parler de Nicolas? Y'en a qui s'en souviendront. Boxeur, rencontré au hasard d'une faute de frappe lors d'une entrée de e-mail sur msn. Y'a plusieurs années. Déjà. Bref l'amant parfait. J'aurais bien voulu dire le chum parfait, mais c'est une autre l'histoire. Je l'ai croisé jeudi soir en sortant de mon condo.  Il m'a pas trop épaté sur son Bixi. Hey salut-là! Ouin bye là. Je voulais être fâchée. J'essayais vraiment fort. Le cr***.  Ça a pas trop marché. Il a perdu toute gloire. Il était tellement mâle, avec ses tattoos, ses bras musclés, son passé de boxeur, j'avais juste envie qu'il me cri Adrieeeene! avec sa voix de fauve. J'aurais changé de nom pour ça. Jeudi il avait l'air... pas d'un ticoune, j'irais pas jusque-là, mais tellement ordinaire.


Parlant d'ordinaire, Miles Davis il l'était pas du tout. Merci au Musée des Beaux Arts de Montréal pour l'expo We want Miles. Surprenant. Je veux pas vous faire peur, mais après le décès de Michael Jackson et cette expo, les veste des années 90 vont nous tomber dessus, même si on va résister de toutes nos forces. Pitié non! Mis à part son sens de la mode j'ai été impressionnée par la bande sonore de Ascenseur pour l'échafaud entièrement improvisée en studio et aussi de savoir que la tune de Blanche Neige Un jour mon prince viendra, ben c'est lui et c'est tellement meilleur à la trompette. J'ai particulièrement apprécié sa période rock.




Après l'expo je suis partie à pied avec Mélissa, qui nous a choisi un déssert vraiment... de la crème glacée choco-vanille dans un bol de café. Merci Mimicha, c'était euh... délicieux O_o On est restées planté au moins 20 minute à la fontaine de la place des spectacles. Non mais c'est du Beau! Je suis en retard, mais j'avais jamais resenti le besoin d'aller voir. Merci Montréal, ça fait moins de pouilleux et ça me donne le goût de faire la touriste.



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25.5.10

Silence radio

Pour ceux et celles qui ont suivi l'histoire Martin: silence radio
Pour ceux et celles qui ont suivi l'histoire de The Man: Silence radio.
Dans le premier cas ça fait plaisir, dans le second ça fait peur.

Questionnement (surtout en ce qui concerne le 2e cas...O_o).
Suis-je:
A- Ben trop intimidante
B- Ben trop directe
C- Ben trop castrante.
D- Ben trop belle.

Les $?#*%* de gars. Sérieux faut trop vous prendre la main. Vous êtes plates, mal élevés, bêtes (dans tous les sens du terme) sans aucune initiative.

Exemple:
Ce matin je marche pour me rendre à l'arrêt de bus. Un gars marche avec une fille, un beau ti porte document en faux leather dans la main. À prime abord il a l'air bien. Bien vêtu, bien coiffé. Elle est chargée de 2 sacs d'épicerie. Ça à l'air lourd. Évidemment, marchent côte à côte. Forcément nos chemins vont se croiser. Le moron au mains vides, ne cède pas le passage. La pauvre fille qui est avec bouge pas non plus d'ailleurs. Obligée de soulever ses sacs presque à bout de bras. Moi? Voyons c'était évident pour le moron que j'allais me jeter dans les plates bandes de la première maison comme on s'est garoché sur les plages de la Normandie. D'un coup il se foule le poigent avec son porte document. CAVE! Ta mère t'a rien appris, pis ton père?

Ça donne innévitablement le goût d'appliquer la réponse C de manière systématique.
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22.5.10

Parfum et frousse





Travailler à l'étranger
Sauter en parachute
Faire un photoshoot dans le désert
Marcher sur les ruines de l'acropole d'Athènes et d'Olympie
Dormir en prison, euh...✓

J'aime pas tellement les fantômes, Je savais en réservant l'hôtel à Ottawa que ce serait une autre expérience. Dormir en prison. Pas n'importe quelle prison. Une prison qui est considérée comme l'un des bâtiments les plus hantés d'Amérique du Nord. Je savais pas ça quand j'ai booké. Je me suis juste trouvé ben drôle et ben fine de nous prendre un twin cell. Ha-ha on va faire dodo en prison. C'est ça oui.


Au départ l'objectif du projet c'était d'aller se plonger dans le raffinement des parfums. Christophe Laudamiel, que vous connaissez tous pas, donnait une conférence dans le cadre du festival des Tulipes d'Ottawa. Il a fait de grande chose le monsieur. L'odeur que vous connaissez TOUS et qui vous colle aux narines pendant des jours, qui est détectable à 500m. Un effort. Oui oui. Abercrombie & Fitch. Ben c'est sa formule. Il a aussi fait Polo de Ralph Lauren, des parfums pour Burberry et la source de notre intérêt: un coffret de 15 parfums inspirés du film et du livre Le parfum, en collaboration avec Thierry Mugler.

On est sous le charme quand on regarde sa photo. Le mec il est jeune, il crée des parfums et il vient nous en parler. L'emplacement m'a tout de suite plu. Mirror Tent. Une rotonde en bois art déco, tapissée de mirroir et de tenture. Des vitraux laisse passer la lumière du soleil couchant. y'a des tulipes sur les tables. Y'a pas a dire: c'est beau. On se commande un Tulipolitan et on observe la faune du 3e âge qui remplie à peine la salle.

'' Coudonc Boivin, tu nous fais venir à Ottawa pour assister à des activités de MATANTE?!?''

Ça nous a frappé, c'est vrai qu'on est vendredi 17h, je connais pas beaucoup de gens qui vont à des conférences le vendredi 17h. C'est pas grave, le Nez est arrivé et il nous a reconquise avec son look, malheureusement ça a duré 2 slides de powerpoint.

Plate, mais PLATE. Déception totale. Tellement pas préparé qu'il a pas abordé le sujet. 90 min, pour en ressortir avec les infos suivantes. Le public n'est pas éduqué en parfumerie. Les odeurs sont des molécules. Les tulipes sentent la rose et le gazon coupé. Le nez fait pas la différence entre les extraits synthétiques et naturels. Il a chialé un peu, mais tout le long. Rien appris de nouveau.

La raison principale de notre voyage était un flop. On s'est rabattue sur 2 visites guidées, gaiement nommées Crime and punishments et Ghosts and Gallows. Les 2 portent principalement sur la Carleton County Gaol... l'auberge de jeunesse.

De l'inhumanité prends-en. Du morbide, en voilà. Des prisonniers, des pendus, des cellules minuscules (3pieds de large, 10 de long) au plafond arrondi pour décupler l'accoustique. (comme ça le gardien reste sur sa chaise et entend le moindre murmur prononcé dans la dernière cellule du corridor) Pas de fenêtre=des intempéries dans ton lit. Des hommes, des femmes, des enfants. Ouverte de 1862 à 1972. 3 exécutés officiels, dont 2 possiblement innocents. Du confinement solitaire (sous-sol), une allée de la mort (8e), un échafaud (7e). Bref on dort là!


J'ai vraiment des bonnes idées. Après le tour historique et les histoires de fantômes. (Genre: des fantômes dans les chambres et les couloirs (4e). Des portes en barreau de fonte qui claquent, etc.) Y'en a un Patrick James Whalen. Il fait saigner les gens du nez (Christophe aurait pas aimer), il s'assoit sur votre lit pour lire sa bible. Il vous enferme entre les 2 portent en métal qui isolent la dernière cellule de Death Row, la dernière qu'il a occupée. Non, mais on en a tu du beau plaisir?

On est allé mangé un morceau. Le genre de souper que tu te dis que si c'est le dernier c'est pas grave. T'as pris ce qu'il y avait de mieux. T'as intérêt parce que tu dors dans la cellule No8 au 4e étage. Couloir côté glauque, pareil que dans Big Fish, le sentier qui fait peur. Faut se taper l'aller retour des 2 couloirs pour aller se brosser les dents et faire pipi. Eufffinalement j'ai plus envie de pisser.

La nuit a été de courte durée pour moi. Le matelas devait être d'origine et j'ai passé la nuit à m'assurer que personne ne s'assiérait sur mes pieds. Notre chambre avait beau être faite de 3 cellules dont les murs entre elles avaient été éventrés, j'ai eu un sentiment de claustrophobie tenace. Les barreaux peut-être? La sensation des détenus du passé?

Je me souviendrai qu'on y aura heureusement passé qu'une seule nuit.

http://www.facebook.com/album.php?aid=170303&id=732634721&ref=mf


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20.5.10

On choisi pas sa famille.

Entendu à mon sujet lundi soir:


Elle a un coeur de pierre et j'ai très honte d'elle. Les gens vont remarquer son absence et demander où elle est. Elle n'a aucune reconnaissance et je vais la déshériter. Y'a rien d'étonnant à ce qu'elle se retrouve dans le village gai avec les pervers!!! Je souhaite que Dieu ait pitié de son âme!!!




Laisser sur mon répondeur la veille:


Je sais que tu as un grand coeur d'or, ton comportement dénote une très grande insensibilité (???)

La raison: Mon absence controversée au salon funéraire mardi.

Est-ce que je suis la seule à avoir un parent cinglé? Est-ce que vous vous êtes déjà fait dire des choses aussi désagréables? J'avais l'impression qu'une mère ça vous aimait inconditionnellement. Que ça vous supportait, encourageait, embrassait, respectait. Je croyais qu'on pouvait tout lui dire parce que de toute façon tout irait bien. J'imaginais que ça aimait.


Ça fait 15 ans que ça dure. Y'a pas de mot pour décrire ce qu'on ressent après 15 ans d'attaque à boulet rouge. À bout portant. Ça en a fait rire plus d'un, cette remarque. Moi, je suis plus capable d'en rire. J'aurais voulu être un grand personnage. Exceller dans tout ce que j'aurais entrepris. Être un chef réputé, avoir mon resto. Être une journaliste suivie par des milliers de lecteurs. J'aurais voulu aller aux Olympiques. J'ai 30ans et je ne pratique aucun sport de manière assidue et je me surprends encore à espérer y aller.
J'ai toujours été tirée vers le fond.

T'es folle. T'as trop d'imagination. Tu y arriveras pas. Personne va t'aimer. Tout le monde te regarde, tu me fais honte. Ingrate. Mal élevée. Putain. Niaiseuse. Pas de cervelle. T'es l'incarnation du diable. Tout le monde à mon bureau te trouve conne. Y'a rien que ton chat qui va encore vouloir de toi.

Je vous entend déjà. On fait son chemin tout seul, on est maître de notre vie. Il faut se moquer de ce que les autres pensent. Il est jamais trop tard. On ne doit jamais s'oublié. Blah, blah-blah, blah. Oui oui, c'est tout vrai, mais comment on fait?

La bonne nouvelle là-dedans c'est que ce sera la première et la dernière fois que j'en parle.
On choisi pas sa mère, mais on peut la jeter n'importe quand.
Je l'ai jeté mercredi au moment même où on enterrait ma grand-mère.
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18.5.10

L'impulsivité

Le thème de la semaine: L'impulsivité.

Je viens probablement de faire une grosse connerie. Genre y'a 35, 36, 37... secondes. Le thème de la semaine devait être le deuil.

Tout sur le deuil, comment je le vis, comment vous le vivez, comment ma mère essaie par tous les moyens en bas de la ceinture de m'imposer comment elle le vit.

Salon, buffet, urne, mariachis. Au cimetière, dans la mer, dans l'espace? C'était d'actualité. Ma mamie aura ses funérailles demain. Je ne vais qu'aux funérailles. Je trouve que les salons c'est plein d'hypocrite venus conter leur vie un verre de plastique rempli de piquette dans une main et un sandwiche en triangle pas de croûte dans l'autre. ARKEUH! Si seulement c'était Agnus Dei le traiteur.

Pour moi l'important c'était de faire plaisir à Mamie AVANT qu'elle meure. Après elle s'en fout un peu. Je vous épargne les commentaires maternels, sur cette façon de voir les choses, vous êtes probablement trop fragiles.

Ce qui chamboule tout, c'est un homme. MH, Johanna, je vous entends.
C'est pas le moment vous me direz. Je suis d'accord, même si j'aime pas les salons, je me sens un peu mal, j'aurais pu attendre jeudi. En tout cas. L'homme, The Man, évolue dans mon milieu de travail. Regard bleu iceberg. Le salaud.

Je sais pas si c'est moi, mais j'ai l'impression qu'il me dévisage chaque fois qu'il a l'occasion. Ça dure depuis plus de 3 ans il était sur le même show que moi. J'étais une coordonatrice martyrisé par le concepteur de costume. Yeux rouges quasi permanent d'autant plus que je vivais mes premières crises d'allergies. Bref pas trop cute. Lui par contre. Toujours posé, sur de lui, regard-de-la-mort qui tue.

Le show est parti à NYC, et plus tard j'y suis allée pour le voir avec une amie. Je devais rester après la représentation pour aller prendre des photos de costumes. Il était là, en bas et il nous regardait. Dans mon souvenir il nous a fait bonjour de la main. (Ou c'est ce que je voudrais me souvenir? Flou) Enfin de toute façon 2 filles toutes seule plantée dans une salle qui se vide ça attire le regard.

N'empêche ça me tue depuis ce moment. Y'a eu l'ajout des bouffées de chaleur, la perte de la parole qui se sont ajoutés aux effets secondaires, bientôt, les étourdissements et la perte de conscience. À BOUTTE!

J'en viens à l'impulsivité. Quand est-ce que l'impulsivité est une qualité? Quand est-ce un défaut? Je suis pas certaine de ce que c'était pour moi ce soir. Le presto a sauté. J'ai trouvé The Man on facebook. Je lui ai envoyé un e-mail dans lequel je dis le connaître plus ou moins, que je ne sais pas quoi faire chaque fois qu'il me regarde j'hésite entre dire bonjour, l'ignorer (ce qui est de plus en plus difficile), devenir son amie facebook, l'exorter à regarder ailleurs.

Mon doigt a cliqué la souris qui était (vachement mal) placée sur le bouton send. J'étais, pas besoin de vous le préciser, dans un état d'inconscience. À mon réveil, la fenêtre d'écriture du texte avait disparue et je dois maintenant vivre avec les conséquences futures de mes actes insensés provoqués par ces salles nouvelles technologies!!! Bâtard si on en était encore au téléphone tout ceci ne serait JAMAIS arrivé!


Les thèmes à venir:
Le remord
Assumer
Oublier le passer, vivre dans le présent.
Comment draguer sans se faire tuer.
La techno, salope ou bonne fée marraine?
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17.5.10

Je t'aime aussi.

Il me vient un besoin de lancer dans l'univers cet extrait du dernier e-mail-micro-blogue envoyé ce vendredi. J'ai l'impression qu'elle aurait pu le manqué au passage. Comme si internet était le rendez-vous des âmes ou l'incarnation de l'univers réel.
Bref voici l'extrait:


Il y a 1 heure, ma grand-mère nous quittait paisiblement dans son sommeil, sans avoir eu sa bouchée de crème à glace au butterscotch. Je ne lui en ai pas apporté hier. Elle pouvait vraiment plus manger. Elle a su garder sa dignité jusqu'à la fin. Malgré la morphine et les calmants, elle a été lucide et heureuse. Elle a rit, elle a fait des blagues, j'ai rit aussi. Elle a flatté le gros bedon de femme enceinte de ma soeur, avec le sourire au lèvre et la fascination dans l'oeil. Encore 2 mois et elle aurait vu une 4e génération. À la fin des visites, elle nous a soufflé des baisers comme quand on part en croisière. Triste de quitter nos proches mais emballé par le voyage qui nous attend.

Je t'aime aussi mamie, tu me manques déjà.



Elle est venue me voir pendant que j'écrivais ces lignes. Le curseur s'est mis à traverser l'écran, tout seul. J'ai vérifié 2 fois que rien ne touchait la barre d'espacement. C'était au mot «dignité». Encore heureux qu'elle ait choisi cette touche du clavier, elle aurait bien pu tout effacer. Elle était pas très techno, elle avait encore un téléphone a cadran.


Voilà mamie, maintenant tout le monde sait et je sais que toi aussi.
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16.5.10

Et que le blogue commence

Après maints commentaires et coups de pied au derrière (merci Rémy), je me décide enfin à concrétiser un besoin de m'exprimer de manière, disons plus créative.

Tout ceci n'a commencé qu'avec une série d'e-mails envoyés à des amis proches et des membres de ma famille lors d'un voyage d'un mois à New York. Un micro-blogue. L'excitation était à son comble et je leur avais tous promis que j'en reviendrais avec un fiancé. Le réçit de mes aventures new-yorkaises tout aussi anodines me semblèrent-elles, fascina l'auditoire. Je suis revenue sans fiancé, hélas! Pour me consoler j'ai continué de leur écrire. Mes peines, mes joies. Mes opinions, mes éclats. Mes excès culinaires et sportifs. Ils en redemandent encore.

C'est donc avec plaisir (et angoisse) que je leur offre ce blogue. Geste purement égoïste qui ne servira qu'à flatter mon égo, puisque je ne suis qu'une fille ordinaire, qui a un job ordinaire dans une entreprise pas si ordinaire et qui tente d'amener, non de chercher, non de trouver l'extraordinaire dans son quotidien and beyond.

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15.5.10

Butterscotch Kiss

 Montreal, 11:20 il fait orage,


Il y a 2 heures quittaient les derniers amis venus célébrer un événement heureux. Plus tôt encore dans la soirée on a fait voler les bouchons de 2 bouteilles de Moet et Chandon. C'était pas exactement le party, mais c'était bien. De la bouffe pour 1000 et des rires. On trinquait à un événement marquant de ma vie de jeune adulte: une première propriété. J'en suis fière. Et les gens autour de moi on été un précieux support. Je voulais le souligner pour les remercier.

Il y a 1 heure, ma grand-mère nous quittaient paisiblement dans son sommeil, sans avoir eu sa bouchée de crème à glace au butterscotch. Je ne lui en ai pas apporté hier. Elle pouvait vraiment plus manger. Elle a su garder sa dignité jusqu'à la fin. Malgré la morphine et les calmants, elle a été lucide et heureuse. Elle a rit, elle a fait des blagues, j'ai rit aussi. Elle a flatté le gros bedon de femme enceinte de ma soeur, avec le sourire au lèvre et la fascination dans l'oeil. Encore 2 mois et elle aurait vu une 4e génération. À la fin des visites, elle nous a soufflé des baisers comme quand on part en croisière. Triste de quitter nos proches mais emballé par le voyage qui nous attend.

Je t'aime aussi mamie, tu me manques déjà.
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