18.12.11

Désobéissance civique

Les médias aiment le sang, le drame. Je l'ai bien appris lors d'un cours de relations avec les médias et en travaillant en relation publique. J'ai vu ce documentaire, Le jeu de la mort et je suis horrifiée. Je l'étais déjà par la stupidité des jeux d'Occupation Double, Loft Story, Fear Factor. J'ai du mal à regarder les worst of des auditions d'American Idol ou So You Think You Can Dance. Jusqu'où ça va aller? Comment notre société en est-elle venue à savourer le moment où un jeune se fracasse le crâne après une chute en skate? C'est la télé qui nous a appris à aimer ces spectacles? Ce sont les téléspectateurs qui, se retrouvant blasés, font la demande pour ce type de divertissement? Je comprends pas.  Je ne supporte pas les situations gênantes, même quand le protagoniste en est lui-même responsable. Encore moins l'humiliation imposée par un tiers. Et la torture? Il est illégal et moralement répréhensible de se jouer des gens. Un prisonnier maltraité soulève globalement l'indignation. Les exemples fusent. L'indignation disparait aussitôt que des caméras filment. Il est valorisé d'être le tourmenté et le tourmenteur. Au vu et au su de tous.

Suite à ces même observations, ce documentaire tente de déterminer si la télévision à atteint un niveau d'autorité comparable à celui de l'armée, de la religion, de l'état. Le jeu est simple, basé sur l'expérience de Milgram sur l'obéissance Deux individus qui ne se connaissent pas se retrouvent sur le plateau du jeu télé (fictif) La Zone Xtrème. L'un d'eux deviendra le questionneur via tirage au sort. L'autre devra apprendre une liste de combinaison de mot. À chaque mauvaise réponse, il recevra un choc électrique augmentant de 20 volts au fil des mauvaises réponses. 20 volts à 460 volts

Je pense qu'ils ont prouvé leur point. La télé a un pouvoir autoritaire qui me semble indéniable. Mais autorité ou pas ce qui nous est servis quotidiennement est douteux. La télé nous a modeler à son image. Il n'estplus temps pour un débat. Il est temps de résister, choisir, se lever, désobéir, se reposséder, se libérer. Pas seulement contre ce qui se fait à la télé ni seulement par rapport à cette télé. Mais dans toutes les sphères de notre vie.Il est temps de sévir. Sévir contre les producteurs et concepteurs de jeux télévisés mettant à profit la déshumanisation de l'autre.
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5.12.11

L'esprit de Naël ou la possession.

Lundi soir, Biloxi le chat goulu miaule à la grossière injustice parce que je ne le laisse pas sortir dehors. Si je le fais il miaulera à la torture de la guenille essuyeuse de pelage dégoulinant et de pattes poisseuses. Ce chat est pourri gâté. L'a eu le culot de quémander une part de foie gras au souper d'hier. Deux-trois reniffles et le verdict est tombé: indigne d'intérêt. Le brownie au chocolat par exemble! Il défie même l'emballage d'alu! Tant pis pour le bruit grinçant et la texture de métal. Sale bête.

J'ai commencé à faire comme lui. Pas contrevenir à la loi (Que je n'applique pas avec beaucoup de fermeté sur lui de toute façon. Les chats c'est traitre, ça vous ronronne dans l'oreille et vous oubliez tout. Trop mignoooooon!), non je repousse les limites. Rien d'exceptionnel pour la majorité. La simple norme pour la plupart. J'ai eu une grosse fin de semaine. Gros mois de Novembre en fait. L'effort là-dedans c'est que je passe mon temps à dormir. Avec une emphase particulière le week-end. Huit heures.... minimum requis non atteint. Dix heures... mieux, mais moyenne de semaine. Douze heures... début des étirements. Quatorze heures... bon ben je pars le café. Ce qui fait qu'il est souvent rendu midi voire plus tard encore. Tous les samedis. Tous les dimanches aussi. Si je m'écoutais j'incluerais ostensiblement les lundis, mardis, vendredis. Les jours de paie. Les jours fériés. Les jours de neige. Les grands jours. Les soirs de première. Les soirs de pleine Lune. Les soirée entre amis.

Dormir, toujours dormir. C'est jugé cocasse à la base:« Ah la grosse dormeuse! Chanceuse, j'aimerais pouvoir dormir le samedi!» 

Nan. Na-nan

Je baille sans arrêt depuis des mois. J'ai développé une faiblesse de la machoire: elle disloque partiellement 2 fois sur 5. J'ai des cernes indélébiles et l'implacable sensation d'un train qui passe et repasse sur mon corps pour s'assurer que j'aie bien l'air défoncée toute la journée.

J'ai donc combattu mon asthénie pour me pointer à une soirée chez la Schtroumpfette. Elle a fini par trouver son Grand Schtroumpf d'ailleurs, c'est chez-eux à tous les deux. Le punch pimpé à l'alcool de Mamie Nanette, m'a fait rester jusqu'à 3h du mat, heure à laquelle j'avais frenché personne et n'étais pas assez saoule au point de me mettre en situation compromettante, mais suis plutôt devenue la gardienne de Mononc' qui lui était assez parti. Je peux honnêtement dire que c'était le premier party d'où je ne partais pas avant la fin depuis presque 6 ans. C'est la faute à la frencheuse de fille, le prof d'éduc, les paysagistes, Joe, le bulgare. Y'étaient fins. J'en dis pas plus.

Devait avoir lieu un brunch le samedi matin, avantageusement converti en souper au fil de la soirée. Les protagonistes ne comptant plus les verres ingurgités. J'ai commencé à être possédé de l'esprit de Naël dans l'après-midi, l'effet lendemain de veille pas encore estompé. C et moi on s'est retrouvée dans une boutique déco pas loin de chez-elle. Heureusement le plan du dimanche consistait à faire mon tout premier sapin de Noël depuis le départ de la maison familiale il y a près de 14 ans. Blitz de jazz festifs de Naël sur itunes, soupe à la courge musquée sur le feu, rôti de palette au four, vin chaud à la cannelle frémissant. Grande occasion si il en est, fallait bien y mettre une touche d'alcool. La duchesse de Verdun a posé son nez sur ces effluves non sans enthousiasme: «Hein! un diffuseur à l'oignon!» 
La maison avait l'odeur parfaite des jours d'automne mouillasses.

Moment de pure jouissance infantile. La duchesse et moi avons poser guirlandes, boules, flocons, lumière. Et surtout, SURTOUT, les boules faites par les amis à l'atelier de boules (En novembre, je l'avais dit, gros mois) Mme D même la tienne, elle est devant. La noblesse verdunoise a même assumé le couvre-chef père-noellesque pour la durée de l'intervention. Le vin chaud bu, on a sifflé notre bol de potage à la courge et effiloché le rôti de palette. Je suis toujours pas exorcisé de l'esprit de Naël. Probable que la gang du party de vendredi était possédée aussi sans le savoir.
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