27.5.12

Le débalancement

Ça c'est moi en 2008 et en 2012.
2008
Hier

La photo de 2008 est un crime d'autoportrait sur webcam avec vue sur valise et lit pas fait. C'est juste si c'est pas un portrait devant miroir. Je viens tout juste de recevoir celle d'hier. C'était le party d'anniversaire d'un ami. On s'est fait un BBQ sur la terrasse sur le toit de son immeuble. Sympathique, bon enfant, musical. Je sais depuis de trop long mois que mon corps change. Parce que mes jeans étaient un peu trop serré à un moment. Parce que ma montre s'étrécicait sur mon poignet. Puis je l'ai ensuite remarquer dans les regard des autres dans l'autobus, dans les boutiques de vêtements, au restaurant. Pas tellement dans le regard de mes amis. Dans l'entourage familial on ne s'est pas gêné pour passer des remarques désobligeantes sur le choix santé à faire à la crêmerie ou dans des discussions à propos de préparation de dessert. Comme si je ne faisais que manger du sucre à la cuiller toute la journée.

J'étais très active avant. J'avais tellement d'énergie issue de ma colère intérieure et de mon exaspération globale face au monde que je me devais de la dépenser quelque part. Ça se traduisait par l'excès de sport. L'aviron d'abord au cégep. 3 fois par semaine j'étais levée à 3h45 du matin, j'enfourchais mon vélo Rosemont/Pie IX pour aller rejoindre un partenaire d'entraînement au métro Berri. On filait ensuite vers le canal Lachine pour avoir le cul fin prêt dans le bateau et commencer à ramer à 5h du mat. Pour maintenir la forme, puisque ce n,étais pas suffisant, ce régime était accompagné d'un programme d'entraînement en gymnase de 5hrs par semaine. Je n'ai fait qu'une saison. Ma vie collégiale se terminait sur une note somnolente. 

Puis ce fut le spinning, encore une fois une seule session où j'expérimentais tous les styles de coup de pédale. Façon montée de montagne avec sprint au sommet aux push-up en pédalant.

Vint la piscine. Juste en face de chez-moi elle ne demandait aucun effort de motivation. Suffisait de regarder par la fenêtre pour sentir l'appel. 100-120 longueurs par jour, 6 jours-semaine. Soit 15 000 à 18 000 mètres nagés par semaine. La natation c'est comme voler. Et comme je voulais voler toujorus plus vite, je me suis inscrite au gym de mon boulot et j'ai demandé un programme exprès pour nageur. Ça tombait bien, le kiné qui était aussi notre coach, avait coacher des équipes de nageur après en avoir été lui-même un de compétition. 

C'est là que j'ai commencé à prendre du poids et à me sentir fatiguée. Je suis allée voir un médecin qui, plutôt que de me demander quel était mon mode de vie après que je lui eu expliqué mon état, a simplement lancer d'un ton empli de jugement: «On va tester la thyroïde, mais généralement on suggère de faire de l'activité physique» 

Mais ta gueule connasse!!! Elle assumait que je foutais rien de mes journées. La pétasse savait pas que ma seule vie était d'aller dans cette piscine.

Au final ma thyroïde avait rien, elle était juste un peu plus grosse que la normale comme mes épaules qui à force de battre des bras, ne passaient plus dans les cadres de porte. 

Jogger était la solution. J'ai couru, couru, couru, couru. Forest Gump. Beau temps, mauvais temps, orage électrique, canicule, 5@7, rien pour m'empêcher d'aller gagner mon 2e souffle. C'est pour ça que j'ai l'air déçente sur la photo de 2008. 

170lbs de coureuse. Imbattable. Inarrêtable. Indépassable.

Tout a basculé fin 2009. Y'avait plus le temps de courir, merci au mode production. Pire, mes tendons d'Achille étaient irrémédiablement meurtris.

J'ai bien essayé de reprendre la course dans Central Park et sur l'Hudson River Park (Conciliations vacances/travail), mais j'ai juste empiré mon cas. 

Voilà, aujourd'hui j'ouvre mes mails. J'en ai tout plein de la part de Karine. Ce sont les photos d'hier. Et le choc est plus violent que tous les changements de garde-robe que j'ai dû effectué. J'ai vu cette photo et j'ai pleuré. J'ai pleuré pour l'état physique catastrophique. J'ai pleuré pour le silence des autres. J'ai pleuré parce que c'est comme si ça c'était produit en une nuit. Celle d'hier.

240lbs de désespoir. Fatiguée. Brisée. Harassée.
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24.5.12

L'imagerie de la protestation


Carré noir sur fond blanc
L'imagerie de cette grève est renversante. La colère collective donne des bijoux d'image. Malgré qu'il n'y ait rien de nouveau à utiliser le carré rouge ou le carré point. Carré noir sur fond blanc de Kasimir Malevitch, est l'exemple même de la protestation. Cette oeuvre suprématiste peinte en 1915 était un pied de nez à l'art réaliste-romantique que Staline préconisait. Selon ce dernier le peuple ne devait réfléchir en aucune façon. Malevitch étant fortement opposé à cette doctrine se refusa à l'abdication. Il peignit des formes géométriques simples et unicolores jusqu'à ce que ça lui coûte la prison. 

Une forme simple. Une imagination débridé et surtout un écoeurement sans précédent. C'est tout ce que ça prend pour afficher son opinion et le faire comprendre en une fraction de seconde. Boris s'est même permis un appui en modifiant à peine son logo! Voici une petite sélection de ses dernières interprétations.






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5.5.12

Bloguer l'ennui

Bon j'explique. Je suis sur le chômage depuis le 6 avril dernier. 
Raison: mise à pied temporaire. 
Effet sur le coup: jubilation
Conséquences réelles: ennui total (ou presque, mais c'est dû au temps de merde)

Donc, j'ai commencé à décaper mon escalier en me disant que si je faisait 5-7 marches par jour j'en aurais pour une semaine, deux tout au plus. Grave erreur de jugement. Décaper une marche qui a cent ans et qui est donc couverte d'une multitude de couche de peinture, colle, vernis, teinture, c'est un es** de cauchemar plate de 3 heures!!!! J'ai attaqué ma quatrième marche ce mercredi et j'en ai eu ras-le-bol. Je vais donc laisser le soin à des professionnels de me décaper les marches, je m'occupe des contremarches. Non mais je vais pas passer l'été entourée de vapeur toxique de plomb et de je sais pas quoi d'autre, masque à gaz au visage.  Na-nan!!

Me reste donc un demi projet. C'est bien ça, je veux pas m'investir dans rien d'autre que moi-même. Je me suis trouvé des activités plus relaxante. Lundi prochain rendez-vous chez le magnétiseur. C'est pas très ancré chez-nous comme pratique, mais chez les français, ce genre de «médecine» est en partie intégré au réseau hospitalier et clairement utilisé par tout un chacun. Coupe feu, guérisseur, rebouteux, magnétiseur, maître reiki, c'est gens là on des dons qui guérissent les blessures musculaires, articulaires, les problèmes de peau, la dépression. NAME IT! Le magnétiseur voit et ressent le champs électro-magnétique produit par le corps humain. Parfoit l'énergie ne circule pas normalement autour de nous ou est déphasée par rapport à  notre corps. Le magnétiseur replace l'énergie où il le faut. Il est aussi capable de canaliser de l'énergie pour  nous booster ce qui est en fait de la prévention. Cela nous permet de faire face aux maladies avec plus de vigueur et surtout d'avancer. Je vous en redonne des nouvelles lundi.

Ensuite y'aura le gym, la pédicure intensive, la massothérapie. Ça tout le monde connait. Ah pis oui, les cours de conduite. Parce que je vous ai pas dit, mais j'ai fait renouvellé mon permis d'apprenti conducteur. Vrai de vrai!! J'ai reçu ma belle carte plastique par la poste cette semaine. Plus moyen de reculer, elle n'est valide que 12 mois et j'ai pas l'intention d'apprendre dans la neige.


Facque, le programme est prometteur, mais ne chassera pas l'ennui au quotidien. Claire m'a fortement suggéré de reprendre ce blog. Pas que je ne veux plus y écrire (le preuve: je suis là) mais j'aime pas écrire quand j'ai rien à dire. Le radotage c'est pas beau. Elle voulait que je commente l'acutalité. 1) I'm nobody to comment l'acualité. 2) ça m'intéresse pas. L'actualité je la lis dans le journal, 1 article sur 3, en diagonale.
Mais, mais, mais, mais!!! J'ai pensé à un autre blog! A Montreal Balcony C'est l'histoire d'un balcon à Montréal. Le mien en particulier, les vôtres en général. Ce qui se passe dessus, ce qu'on voit à partir d'eux et ce qu'on y entend. Et, oui, c'est in english. Parce que... parce que c'est un défit. Tiens. Les défis ça désennuie. Vous êtes mieux de participer...
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