25.5.11

American cool


La p'tite Véro et moi on s'est perdue dans Brooklyn sans prendre la moindre photo de hipster (sont tous pareils, qu'ils le veulent ou non. Ça fait pas un beau book). Brooklyn c'est hipsterland. Un grand park d'attraction pour adulte où y'a des cafés, des bars, des restos, des  boutiques de hipsters. Et surtout des hipsters. Je me suis presque demandé si la lunette 80 pouvait supporter ma face. D'un coup que c'est ce qu'il faut faire, devenir hipster? Anyway. À part me sentir une affaire pas rapport, j'ai beaucoup apprécié. Artists & Fleas est vraiment à faire. Beaucoup d'accessoires vintage et des créations intéressantes. Un fille entre autre qui fait des bijoux à partir de touche de vieille machine à écrire ou de plaque d'immatriculation. Pas chic, mais l'fun. Véro, en tant que blonde de hipster et hipster qui s'assume pas, a trouvé une veste absolument importable dans mon cas, mais tellement fabuleuse sur ses épaules. Son achat m'a fait requestionner, une seconde fois, sur un possible extreme makeover. Je vais essayer de la prendre en photo. Ça se peut que je sois obligée de le faire en cachette. Elle aime pas les kodaks.


Artists & Fleas

Après Artists & Fleas, on est descendue sur le bord de l'eau pour aller au Brooklyn Flea. Une vue imprenable sur Manhattan, des kiosques de bouffe en rentrant et un regroupement bigarré d'exposant. Vieux meubles, vêtements vintage, nouvelle création. J'ai trouvé un un t-shirt Brooklyn pour mon neveu. Il faut quand même qu'il apprenne tôt à être cool. On a croisé une maman avec sa petite fille. 3 ans max. On était pas perdue, mais on trouvait que le pont Williamsburg (notre point de référence) était des fois trop loin, des fois trop proche... On lui a demandé le chemin pour le marché. Après nous avoir indiqué la route, sa fille nous a lancé un «Bye guys!» juste ce qu'il faut sur le bon ton pour qu'on pense que c'est un dude qui joue dans un band. 3 ans... Goglu prends des notes.

Après avoir fait le tour et dépensé beaucoup trop d'argent (Véro the veste, moi un collier à frange de cuir tan, un t-shirt pour pas mon kid et des bijoux en tipewriter recyclé) La tite Véro et moi on avait faim. «Y'a sûrement un stand à hot dog, relish, moutarde, ketchup» Que neni. Le bun/roll de hipster de Brooklyn d'en banlieue de la capitale americaine de la bouffe, c'est pas relish, moutarde, ketchup. C'est Asian dog avec de la mange, ou c'est un smoke meet du kiosque du resto Mile End (d'en direct de Montréal) ou c'est un lobster roll «cold with mayo or hot with butter» Qu'est-ce t'en pense le grand? On gèle et t'as dit «butter» 16.50$ le mieux dépensé depuis mon arrivée à New York. 3 pinces de homard cuite à la perfection saupoudré de paprika et d'échalotte dans un pain grillé. Une louchette de beurre fondu pour arrosé la bête et imbibé le pain. J'en bave encore.

Ça a aiguillé mon parcours vers les restos new-yorkais. Je vais abandonner la mode (anyway je suis rendue à 10 paires de chaussures).
2 restos à faire absolument.
Premier arrêt: Xi'an Famous Food. (Un «boot» où ils font des plats de nouille à la commande. Il font même la dite nouille à la commande. Sont réputés pour leur nouille à l'agneau au cumin. 
Deuxième arrêt: le Macbar. Un bar de mac and cheese. À commander: Mac quack, Mac Lobsta', Mac'shroom, Cheeseburger Mac, Maragarita Mac) Les plats sont en forme de Macaroni. Les resto est en Macaroni. Comme j'ai dit à Bob à Orlando quand j'ai commandé ma peanut butter pie, on se trompe jamais quand on choisi les classiques du pays.
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21.5.11

Deux semaines plus tard.

Pas très confortablement calée dans un fauteuil une place, mal positionné dans mon minuscule studio de Korea Lane, j'écoute le martèlement des gouttes d'eau sur le bitume. Chacune d'entre elle me rappelle que NYC c'est pas assez loin de MTL. J'ai aussi le bonheur d'entendre le ronronnement des bus, le couinement des camion de vidange (tous gérés par des compagnies privées qui ont des jours de cueillette différent) et le claironnement des taxis. Murray Hill ça a beau être entre Madison et Park, c'est pas aussi glamour que Broadway dans Upper West Side. Saxophoniste, comme tu me manques. 

J'ai pas encore réussi à me faire demander en mariage, mais ça ne saurait tarder. Mon Chineese Fortune Stick Kit me prédit, jour après jour, une personne qui m'enrichira, un événement qui m'enrichira, une rencontre qui m'enrichiera. En attendant je m'apauvri chez TJ Maxx et Marshall (3 robes et 5 paires de chaussures en 2 jours... c'est sans parler des bijoux).

Demain, pluie pas pluie, j'y vais! Williamsburg! Quartier ultra cool (Ce que je ne suis pas), branché (Ce que je ne suis pas) et funky (Ce que je ne suis pas. Juste à me planter à côté de Jo de la teinture et vous comprendriez tout de suite). J'y va pareil avec la p'tite Véro qui rêve de devenir styliste.

Je pense que je vais la forcer demain. On est supposé faire les marchés aux puces. On a peut-être juste ça en commun. Ça pis habiter dans HoMa. Pis aussi triper sur les cuisineux. Hummmm un cuisineux. Anyway. J'essai de la pousser dans le derrière pour qu'elle devienne une vraie styliste comme dans ses rêves. Et aussi parce que j'adore pousser dans le cul des autres. Ça m'occupe. C'est comme un projet de décoration. Tu prends une maison, tu la rénoves, genre. Ça fait vraiment chier tout le temps des travaux, mais maudit t'es heureux après! Appelez-moi Manon. Bref je lui ai dit te jouer à la Barbie façon Bicolline Tsé? Grandeur nature. Juste à prendre ses amies pis à créer des looks pour se faire un book. Elle a plus ou moins voulu. Je lui ai trouvé des stylistes à Montréal. «Appelle je te dis!!! demande leur de passer du temps avec eux, ou de travailler pour eux!» Pas convaincue la fille. «mhein chus pas une vrai styliste» Fine. On est à New-York maintenant. C'est la Mecque. Elle le sait pas encore mais demain on va prendre des photos des gens cool et funky dans Williamsburg. Juste cette semaine j'ai vu une pin-up geisha, 2 mecs en pantalon noir/gilet rose/bedaine, un potteux en vélo surdimensionné. Vraiment y'a quand même de quoi s'inspirer!

Découverte:
Fun: les matchs de baseball sont présentés sur écran géants à Madison Square Park. Music, booze, and chicken wings
Out of my league: Les towns car c'est plus confortables que les taxis, mais ça pue les parfums des riches mélangés.

More to come, hopefully in less than two weeks.
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7.5.11

L'inévitable

Wow, on est déjà au mois de Mai. Je viens de voir la date du dernier post. Février. Hum ok. J'ai eu le temps d'aller travailler à Orlando, de m'inscrire à l'uqàm, d'avoir des problèmes de champignons (Dans l'entretoit malheureusement. Si ça avait été ailleurs ça aurait été une conséquence désastreuse à un événement recherché), de participer à une chaîne de mise en demeure, de rencontrer mon beau voisin Antoine (Espoir!!!) et d'apercevoir hier alors que j'espionnais de mon balcon, une fille en serviette blanche et ch'feux mouillé qui se dandinait dans son appart (Hindenburg).

Je pars à New York demain. Avec Biloxi l'ouragan, du vernis vert sur les doigts de pied, des lunettes soleils jaune-pseudo-hipster, l'enfant en moi et deux valises. 

JG m'a dit qu'on pouvait porter ce qu'on voulait à New York et que c'est toujours correct. Je le crois, je l'ai vu, cette fois-ci je le fais. J'ai trouvé l'enfant en moi, il va m'aider à accomplir la mission et c'est ce qui explique le vert sur les orteils et les lunettes jaune pour le moment. J'ai envie de faire tout ce qui me tente juste parce que c'est l'fun et ce jusqu'aux limites du suicide économique. Merci à Effexor! Je l'ai pas mis dans la liste plus haut, mais entre Février et Mai j'ai gagné une prescription d'anti-dépresseur. Ça passait pas tellement bien la première semaine. En plus des effets secondaires semi-violent, j'angoissais sur les effets que ça aurait sur mon moi intrinsèque et sur mon cerveau. Peuh! 

Prenez et avalez, ceci est mon ataraxie, qu'il disait. 

Je ne sais pas si ma créativité en sera altérée. Les artistes éclosent dans la folie. Ben... y paraît. J'ai l'enfant, mais je suis moins cinglée. Inévitablement.
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