La p'tite Véro et moi on s'est perdue dans Brooklyn sans prendre la moindre photo de hipster (sont tous pareils, qu'ils le veulent ou non. Ça fait pas un beau book). Brooklyn c'est hipsterland. Un grand park d'attraction pour adulte où y'a des cafés, des bars, des restos, des boutiques de hipsters. Et surtout des hipsters. Je me suis presque demandé si la lunette 80 pouvait supporter ma face. D'un coup que c'est ce qu'il faut faire, devenir hipster? Anyway. À part me sentir une affaire pas rapport, j'ai beaucoup apprécié. Artists & Fleas est vraiment à faire. Beaucoup d'accessoires vintage et des créations intéressantes. Un fille entre autre qui fait des bijoux à partir de touche de vieille machine à écrire ou de plaque d'immatriculation. Pas chic, mais l'fun. Véro, en tant que blonde de hipster et hipster qui s'assume pas, a trouvé une veste absolument importable dans mon cas, mais tellement fabuleuse sur ses épaules. Son achat m'a fait requestionner, une seconde fois, sur un possible extreme makeover. Je vais essayer de la prendre en photo. Ça se peut que je sois obligée de le faire en cachette. Elle aime pas les kodaks.
| Artists & Fleas |
Après Artists & Fleas, on est descendue sur le bord de l'eau pour aller au Brooklyn Flea. Une vue imprenable sur Manhattan, des kiosques de bouffe en rentrant et un regroupement bigarré d'exposant. Vieux meubles, vêtements vintage, nouvelle création. J'ai trouvé un un t-shirt Brooklyn pour mon neveu. Il faut quand même qu'il apprenne tôt à être cool. On a croisé une maman avec sa petite fille. 3 ans max. On était pas perdue, mais on trouvait que le pont Williamsburg (notre point de référence) était des fois trop loin, des fois trop proche... On lui a demandé le chemin pour le marché. Après nous avoir indiqué la route, sa fille nous a lancé un «Bye guys!» juste ce qu'il faut sur le bon ton pour qu'on pense que c'est un dude qui joue dans un band. 3 ans... Goglu prends des notes.
Après avoir fait le tour et dépensé beaucoup trop d'argent (Véro the veste, moi un collier à frange de cuir tan, un t-shirt pour pas mon kid et des bijoux en tipewriter recyclé) La tite Véro et moi on avait faim. «Y'a sûrement un stand à hot dog, relish, moutarde, ketchup» Que neni. Le bun/roll de hipster de Brooklyn d'en banlieue de la capitale americaine de la bouffe, c'est pas relish, moutarde, ketchup. C'est Asian dog avec de la mange, ou c'est un smoke meet du kiosque du resto Mile End (d'en direct de Montréal) ou c'est un lobster roll «cold with mayo or hot with butter» Qu'est-ce t'en pense le grand? On gèle et t'as dit «butter» 16.50$ le mieux dépensé depuis mon arrivée à New York. 3 pinces de homard cuite à la perfection saupoudré de paprika et d'échalotte dans un pain grillé. Une louchette de beurre fondu pour arrosé la bête et imbibé le pain. J'en bave encore.
Ça a aiguillé mon parcours vers les restos new-yorkais. Je vais abandonner la mode (anyway je suis rendue à 10 paires de chaussures).
2 restos à faire absolument.
Premier arrêt: Xi'an Famous Food. (Un «boot» où ils font des plats de nouille à la commande. Il font même la dite nouille à la commande. Sont réputés pour leur nouille à l'agneau au cumin.
Deuxième arrêt: le Macbar. Un bar de mac and cheese. À commander: Mac quack, Mac Lobsta', Mac'shroom, Cheeseburger Mac, Maragarita Mac) Les plats sont en forme de Macaroni. Les resto est en Macaroni. Comme j'ai dit à Bob à Orlando quand j'ai commandé ma peanut butter pie, on se trompe jamais quand on choisi les classiques du pays.